L'ambassadeur d’Égypte au Liban, Alaa Moussa. Photo ANI
L'ambassadeur d’Égypte au Liban Alaa Moussa a estimé vendredi que le président libanais Joseph Aoun adopte « une approche réaliste du dossier du monopole des armes » par les autorités libanaises, affirmant s'attendre à « un accord inspiré de la vision libanaise à ce sujet dans les prochaines heures ».
Le diplomate, qui s'exprimait en marge d'une rencontre avec le chef de l'État au palais présidentiel de Baabda, a aussi assuré à son hôte que l'Égypte le soutenait « pleinement ». « L'Égypte est consciente du rôle du président et nous essayons autant que possible de l'aider », a-t-il déclaré, appelant à « mettre en place une situation de stabilité et de sécurité au Liban et dans la région ». « J'ai évoqué le dossier du monopole des armes avec le président et il a une approche réaliste à ce sujet. Nous espérons qu'il y aura un accord dans les prochaines heures, autour de la vision de l'État libanais face à ce dossier. Je pense que les signaux sont positifs, mais il y a beaucoup de détails à régler et je pense que l'État en est conscient », a-t-il souligné.
Le Liban étudie à l'heure actuelle une proposition américaine élaborée par le secrétaire d'État Marco Rubio et remise à Beyrouth en juin dernier. Celle-ci prévoit des objectifs et un calendrier précis sur la manière de désarmer le Hezbollah et de redresser l'économie du Liban. Le Hezbollah doit y donner sa réponse de façon imminente.
L’État libanais tente de reprendre le monopole des armes à travers un dialogue engagé depuis Baabda avec le Hezbollah. Parallèlement, d’autres forces politiques libanaises, ainsi que des puissances occidentales et Israël, exigent un calendrier clair pour le désarmement.
Le Hezbollah et Israël ont mené une guerre dévastatrice de plus de 13 mois entre octobre 2023 et novembre 2024, suite au conflit à Gaza, ce qui a affaibli le parti chiite.
Commentant le dernier conflit entre Israël et l'Iran, M. Moussa a estimé que « les tensions ont augmenté dans la région ». « Nous essayons de fermer des fronts, mais d'autres sont aussitôt ouverts. Il faut régler le problème à la base pour éviter de nouveaux embrasements, notamment en ce qui concerne la question de Gaza », a-t-il ajouté.


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