Des soldats ukrainiens participent à un exercice d'entraînement organisé par les forces armées britanniques et néerlandaises dans le cadre du programme Interflex, dans l'est de l'Angleterre, le 17 juin 2025. Photo AFP/JUSTIN TALLIS
L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a annoncé jeudi avoir à nouveau détecté un gaz anti-émeute dans sept échantillons remis par l'Ukraine, qui accuse la Russie d'y avoir recours sur la ligne de front. C'est la troisième fois que l'utilisation d'un agent toxique anti-émeute a été confirmée dans des zones où des combats se déroulent en Ukraine, a déclaré l'organisation basée à La Haye.
« Un rapport de l'OIAC confirme la présence d'un produit chimique toxique, le 2-Chlorobenzylidenemalononitrile, connu sous le nom de CS, lié à un incident présumé qui aurait eu lieu le long des lignes de confrontation dans la région de Dnipropetrovsk en février 2025 », a indiqué l'organisation dans un communiqué.
L'OIAC a déclaré avoir identifié l'agent toxique dans des échantillons de deux obus de grenade, deux échantillons de sol, deux échantillons de végétation et des restes d'un drone. Elle a également recueilli de la documentation et des fichiers numériques, ainsi que des témoignages directs.
Le rapport n'a pointé du doigt ni l'Ukraine ni la Russie pour l'utilisation de ce gaz, qui est une substance interdite en zone de guerre. La Russie et l'Ukraine se sont mutuellement accusées d'avoir utilisé des armes chimiques dans le conflit qui dure depuis plus de trois ans. Les alliés occidentaux de Kiev affirment également que Moscou a utilisé des armes interdites.
L'OIAC a déclaré en novembre et en février que du gaz anti-émeute CS avait été trouvé dans des échantillons fournis par l'Ukraine dans la zone où elle combat les forces russes.
« La découverte répétée de grenades anti-émeutes à proximité de zones de conflit actives dans la région de Dnipropetrovsk est extrêmement préoccupante », a déclaré le directeur général de l'OIAC Fernando Arias. « Il s'agit du troisième incident confirmé de ce type, qui met en évidence la nécessité urgente de renforcer l'adhésion à la Convention sur les armes chimiques », a-t-il poursuivi.
La Convention sur l'interdiction des armes chimiques interdit l'utilisation d'agents de lutte anti-émeute, dont le gaz CS, « en tant que moyens de guerre ». « Plus que jamais, la communauté internationale doit rester vigilante et défendre la norme établie de longue date contre l'utilisation d'armes chimiques dans n'importe quel contexte », a conclu M. Arias.


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