Le président du Parlement Nabih Berry. Photo AFP.
Le président du parlement, Nabih Berry, a affirmé jeudi à la chaîne MTV que « le Liban n’entrera pas en guerre à 200% », au lendemain de la menace brandie par Téhéran d'une entrée en action du Hezbollah dans la guerre entre Israël et l'Iran en cas d'implication directe des États-Unis.,
« Le Liban n’entrera pas en guerre à 200 %, car il n’a aucun intérêt à le faire et il en paierait le prix », a déclaré le chef du législatif. « L’Iran n’a pas besoin de nous, c’est Israël qui a besoin de soutien » a-t-il ajouté.
Dans la journée, le leader d'Amal a rencontré Thomas Barrack, ambassadeur américain en Turquie et émissaire spécial pour la Syrie, en visite officielle à Beyrouth, qui a déclaré, suite à la réunion à Aïn el-Tiné, que « si le Hezbollah s'engage dans la guerre (entre Israël et l'Iran), ce serait une très mauvaise décision ».
Le Hezbollah a évoqué jeudi de possibles « conséquences désastreuses » aux menaces de mort « stupides et imprudentes » d'Israël et des États-Unis visant le guide suprême iranien Ali Khamenei.
Le parti chiite ne s'est pas impliqué jusqu'à présent dans le conflit entre Israël et l'Iran, son parrain. Après les frappes israéliennes de la nuit du 12 au 13 juin, qui ont décimé une partie du commandement militaire iranien et lancé la guerre, le Hezbollah avait apporté son soutien au régime de Téhéran mais indiqué ne pas avoir l'intention de lancer seul des attaques contre l'État hébreu. Une position prise après des pressions des autorités libanaises, alors que le président Donald Trump souffle le chaud et le froid sur une potentielle implication américaine dans le conflit.



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