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Moyen-Orient - Guerre De Gaza

Mahmoud Abbas se dit favorable, dans une lettre à Macron et MBS, à la démilitarisation du Hamas, sans rôle dans la gouvernance de Gaza


Le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, devant l'Assemblée générale de l'ONU à New York, le 27 septembre 2012. Photo Mario Tama/Getty Images/AFP

Le président de l'Autorité palestinienne a pris par écrit une série d'engagements, dont la démilitarisation du Hamas, présentés mardi par Paris comme « inédits » avant une conférence cruciale à l'ONU où le président français Emmanuel Macron doit préciser sa « détermination » à reconnaître un Etat palestinien.

Mahmoud Abbas, 89 ans, a adressé lundi une lettre au chef de l'Etat français, ainsi qu'au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui coprésideront cette conférence sur la solution dite à deux Etats du 17 au 21 juin à New York.

Il y dit que « ce qu'a fait le Hamas le 7 octobre » 2023, « en tuant et en prenant des civils en otage, est inacceptable et condamnable », et appelle le mouvement islamiste palestinien à « libérer immédiatement tous les otages ».

Dans le cadre d'un futur Etat palestinien, assure-t-il, le Hamas « doit déposer ses armes et remettre ses capacités militaires aux Forces de sécurité palestiniennes » et « ne dirigera plus Gaza » comme c'était le cas depuis 2007.

Le dirigeant palestinien se dit aussi « prêt à inviter des forces arabes et internationales à se déployer dans le cadre d'une mission de stabilisation/protection avec un mandat du Conseil de sécurité ».

Un futur Etat palestinien « n'a aucune intention d'être un Etat militarisé et est prêt à travailler à des arrangements de sécurité au bénéfice de toutes les parties », « dès lors qu'il bénéficie d'une protection internationale », ajoute-t-il.

Dans sa lettre, Mahmoud Abbas, qui vient de s'adjoindre un vice-président dont le poste a été nouvellement créé, s'engage aussi à poursuivre les réformes de l'Autorité palestinienne, et confirme vouloir organiser des « élections présidentielle et législatives d'ici un an », sous « supervision » internationale. Elu président depuis 2005, il n'a jamais remis son mandat en jeu dans un scrutin.

La présidence française a salué mardi dans un communiqué des « engagements concrets et inédits, témoignant d'une volonté réelle d'avancer vers la mise en oeuvre de la solution à deux Etats ».

Emmanuel Macron, qui sera à New York le 18 juin, veut faire de cette conférence internationale un moment-clé pour relancer cette solution, dont le gouvernement d'Israël ne veut toutefois pas.

Il s'est dit « déterminé » à reconnaître un Etat palestinien, mais a aussi émis plusieurs conditions, dont la « démilitarisation » du Hamas et sa « non-participation » à la gouvernance de cet Etat.

Signaux contradictoires

Franchira-t-il le pas à l'occasion de ce rendez-vous à l'ONU, comme il l'avait envisagé en avril au retour d'un déplacement en Egypte, aux portes de la bande de Gaza sous blocus humanitaire imposé par Israël ? La diplomatie française a envoyé des signaux contradictoires sur le sujet, en multipliant les conditions ou les contreparties qu'elle espère engranger de la part de pays alliés ou d'Etats arabo-musulmans.

Autour d'Emmanuel Macron, certains estiment qu'une reconnaissance par la France « n'a valeur que si ça emporte d'autres pays » dans son sillage, tandis d'autres pensent qu'elle peut le faire seule car, en raison de son statut de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, cela aura un retentissement « énorme », expliquait récemment un proche du président.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a lui affirmé la semaine dernière que l'objectif était « d'entraîner » un « certain nombre de pays », ainsi que « l'Autorité palestinienne, les pays arabes ». Les dirigeants britannique et canadien avaient aussi partagé la « détermination » du président français « à reconnaître un Etat palestinien » dans une déclarations commune en mai.

Les engagements solennels de Mahmoud Abbas peuvent donc permettre à Paris d'avancer, et de faire valoir à Israël ses bonnes intentions.

Emmanuel Macron continue de hausser le ton à l'égard du gouvernement israélien, réaffirmant lundi soir que le blocus humanitaire de Gaza était un « scandale » et une « honte ». Mais parallèlement, il a dépêché une émissaire la semaine dernière en Israël pour assurer aux autorités que cette initiative ne visait pas à les isoler mais à rechercher une solution qui garantisse la sécurité de tous dans la région.

Pour l'instant, la diplomatie israélienne l'a accusé d'être « en croisade contre l'Etat juif ».

Le président de l'Autorité palestinienne a pris par écrit une série d'engagements, dont la démilitarisation du Hamas, présentés mardi par Paris comme « inédits » avant une conférence cruciale à l'ONU où le président français Emmanuel Macron doit préciser sa « détermination » à reconnaître un Etat palestinien.Mahmoud Abbas, 89 ans, a adressé lundi une lettre au chef de l'Etat français, ainsi qu'au prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, qui coprésideront cette conférence sur la solution dite à deux Etats du 17 au 21 juin à New York.Il y dit que « ce qu'a fait le Hamas le 7 octobre » 2023, « en tuant et en prenant des civils en otage, est inacceptable et condamnable », et appelle le mouvement islamiste palestinien à « libérer immédiatement tous les otages ».Dans le cadre d'un futur Etat...
commentaires (2)

Un monsieur qui fait tuer des résistants ou qui les livre aux Israéliens n'a plus aucune légitimité.

Croizé

10 h 59, le 11 juin 2025

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Commentaires (2)

  • Un monsieur qui fait tuer des résistants ou qui les livre aux Israéliens n'a plus aucune légitimité.

    Croizé

    10 h 59, le 11 juin 2025

  • Libérez Marwan Barghouti !

    Hacker Marilyn

    04 h 54, le 11 juin 2025

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