Des manifestants demandant la libération de tous les otages israéliens enlevés lors de l’attaque du 7 octobre 2023, Tel Aviv, Israël, le 7 juin 2025. Ronen Zvulun/Reuters
Depuis le début de la guerre de Gaza, le 7 octobre 2023, Israël aurait levé un montant record d’une valeur de 5 milliards de dollars par l’intermédiaire de son courtier Israel Bonds, basé aux États-Unis, a rapporté Bloomberg le 6 juin.
La valeur de ce montant équivaut à plus que le double de celui collecté par l’organisation pendant des périodes similaires avant la date de l’attaque du Hamas en Israël. « En plus de représenter un capital important, ces 5 milliards de dollars incarnent un vote de confiance mondial dans l’économie israélienne », a affirmé Dani Naveh, président et directeur général d’Israel Bonds, au média économique.
Affiliée au ministère israélien des Finances et enregistrée aux États-Unis depuis 1951, Israel Bonds, aussi connue sous le nom de Development Corporation for Israel (DCI), est une organisation qui vend des titres de dette, principalement aux États-Unis, et dont les recettes sont utilisées pour soutenir les projets israéliens, notamment en matière d’infrastructures, de développement économique et de défense. Bloomberg explique que ces titres sont vendus avec des échéances actuellement comprises entre un et quinze ans et des rendements allant de 4,86 % à 5,44 % pour les obligations à 5 ans, et que, contrairement à des obligations classiques, les titres de créance vendus par DCI ne peuvent pas être négociés ou revendus sur le marché secondaire.
Selon les propos de M. Naveh recueillis par Bloomberg, les principaux investisseurs américains sont les « gouvernements locaux au niveau des États » américains, notamment les États de « New York, Texas, Ohio et Illinois ». L’investisseur le plus important est « le comté de Palm Beach », région administrative en Floride, qui détient « 700 millions de dollars d’obligations souveraines israéliennes », a expliqué le président et directeur général d’Israel Bonds. Selon lui, ces investissements sont abondants et constants parce que les investisseurs « obtiennent un retour sur investissement solide et régulier et, en même temps, c’est un excellent moyen pour eux d’exprimer leur soutien ». L’année dernière, le marché obligataire local a représenté 80 % de l’ensemble des prêts, le reste provenant de marchés internationaux et autres placements privés, a révélé l’analyse de Bloomberg.
Depuis le 7 octobre 2023, l’économie israélienne est mise à l’épreuve et le gouvernement de Netanyahu avait dû emprunter un montant record équivalant à 75,9 milliards de dollars selon les chiffres récoltés par Bloomberg, afin notamment de financer son effort de guerre à Gaza.



Les Emirats démentent jouer un rôle actif dans la guerre, après les accusations de Téhéran
ils en ont de la chance.... des collectes qui ne s'envolent pas , qui ne finissent pas dans les poches des mafieux du deep state...
15 h 10, le 10 juin 2025