Des membres des forces de sécurité syriennes montent la garde près de la nouvelle tour de l'horloge, dans le centre de Homs, à l'approche de l'Aïd al-Adha, la fête musulmane du sacrifice, tard le 4 juin 2025. Omar KADOUR/AFP
La plus haute instance religieuse sunnite de Syrie a publié vendredi un décret rejetant les actes de vengeance et appelant à recourir à la justice, après des violences à caractère confessionnel.
Depuis la chute du président Bachar el-Assad en décembre, des exécutions sommaires et des actes de vendetta ont lieu dans le pays ravagé par près de 14 ans de guerre civile, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
« Les opprimés doivent pouvoir revendiquer leurs droits (...) par la voie judiciaire, et non par des actes individuels ou sur la base de rumeurs », afin d' « éviter le chaos », affirme le décret de Dar el-Ifta, publié par l'agence de presse officielle SANA. La quête de vengeance « attise la sédition et menace la paix sociale », dit-il, en exhortant les autorités à « accélérer les procédures judiciaires (...) et à garantir la justice ».
En mars dernier, des massacres avaient fait plus de 1 700 morts, essentiellement des membres de la minorité alaouite, après des affrontements entre les forces de sécurité et des hommes fidèles à Bachar el-Assad dans l'ouest du pays, selon l'OSDH.
Le président syrien Ahmad el-Chareh, qui a renversé M. Assad, a promis de poursuivre les responsables des massacres et formé une commission d'enquête indépendante. Bachar el-Assad est issu de la minorité alaouite.


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Il etait temps ! Les massacres de mars, des morts et de enlèvements d'alaouites presque tous les jours, une parole en haut lieu du côté des autorités sunnites était plus qu'attendue. Mieux vaut tard que jamais.
16 h 08, le 07 juin 2025