Deux fillettes palestiniennes dans les décombres d'un bâtiment détruit par des frappes israéliennes à Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, le 28 avril 2025. Photo Bashar Taleb/AFP.
Le docteur Hamdi al-Najjar a succombé dimanche à ses blessures après avoir été grièvement blessé lors d'une frappe israélienne qui a visé sa maison et tué neuf de ses dix enfants, il y a une dizaine de jours, selon la chaîne al-Jazeera et des sources médicales et proches de la famille au Haaretz. Avec la mort du médecin, son fils de 11 ans, également gravement blessé par la frappe, reste le seul survivant.
Le Dr Najjar avait conduit sa femme, également médecin, pour travailler à l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de l'enclave. La frappe avait eu lieu quelques minutes après son retour à la maison. Selon le Haaretz, son épouse Alaa ainsi que des proches avaient déclaré à plusieurs médias que leur famille n’était aucunement liée au Hamas.
Le Gisha Legal Center for Freedom of Movement, une organisation israélienne, avait imploré l’armée israélienne pour que Hamdi el-Najjar, hospitalisé depuis le bombardement, et son fils puissent recevoir des soins médicaux d’urgence à l’étranger. Selon cette ONG, l’Organisation mondiale de la santé avait indiqué à Alaa el-Najjar qu'une évacuation était possible pour son fils et son mari, et que Malte et l’Irlande avaient exprimé leur volonté de traiter des patients de Gaza.
Les complications dont a souffert Hamdi el-Najjar étaient dues, selon la même ONG, à l’accumulation d’une quantité importante de sang dans sa cavité thoracique, qui a provoqué une pression sur ses poumons, entraînant une embolie pulmonaire. « (Hamdi) a ensuite subi une intervention chirurgicale d'urgence pour ouvrir sa poitrine, et le lobe inférieur de son poumon droit a été enlevé », a-t-elle ajouté. Le médecin souffrait en outre d’une blessure pénétrante à l’abdomen, de fractures du crâne qui ont endommagé des tissus cérébraux, et d’une lésion sévère de sa main droite qui a entraîné l’amputation de l’un de ses doigts.
Des collègues médecins de la mère de famille, qui a donc perdu neuf de ses enfants et son époux, ont affirmé qu'elle n'avait pas cessé de travailler depuis le bombardement.
Depuis le début de la guerre entre le Hamas et Israël en octobre 2023, les attaques israéliennes ont tué plus de 54 400 Palestiniens.

