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Dernières Infos - Soudan Du Sud

Le Conseil de sécurité de l'ONU prolonge l'embargo sur les armes


Un drapeau flotte au vent à l'entrée principale du bâtiment qui abrite les bureaux des Nations Unies à Genève, le 29 septembre 2021. Photo d'illustration Fabrice Coffrini/AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé vendredi d'un an l'embargo sur les armes et les sanctions individuelles imposées depuis 2018 au Soudan du Sud, où les récentes violences ont réveillé le spectre d'une nouvelle guerre civile. Malgré l'opposition de Juba et la réticence de plusieurs Etats membres, la résolution a été adoptée par 9 voix pour (le minimum pour être adoptée), six pays s'abstenant.

Le Conseil s'inquiète de la « poursuite continue de l'intensification de la violence », et insiste sur la nécessité pour les parties d' »éviter une rechute dans un conflit généralisé ». Dans ce contexte, la résolution prolonge l'embargo sur les armes jusqu'au 31 mai 2026. Elle prolonge également l'assouplissement mis en place en 2023 qui permet que le transfert de matériel militaire non létal destiné à la mise en oeuvre de l'accord de paix de 2018 soit possible sans notification préalable. Le Conseil note aussi être prêt à « revoir » ultérieurement l'embargo, y compris envisager sa levée progressive en fonction des progrès accomplis. Mais à ce stade, il estime que ses violations risquent d' »alimenter » le conflit.

Le dernier rapport du groupe d'experts chargés de surveiller les sanctions, vu par l'AFP, notait le transfert d'armes venant du Soudan voisin en guerre. Il s'interrogeait également sur la façon dont des hélicoptères de combat de l'armée sud-soudanaise pouvaient être toujours opérationnels malgré les restrictions sur certaines pièces de rechange dans le cadre de l'embargo.

L'embargo « reste nécessaire pour juguler le flux sans entrave d'armes, dans une région inondée d'armes », a commenté l'ambassadeur américain adjoint, John Kelley, s'inquiétant d'un pays « au bord de la guerre civile ». Les embargos de l'ONU sur les armes sont de plus en plus contestés en particulier par des pays africains, souvent soutenus par la Russie, qui réclament comme Juba la levée de cet embargo spécifique visant le Soudan du Sud. 

« La levée des sanctions et de l'embargo sur les armes n'est pas seulement une question de sécurité nationale et de souveraineté, mais aussi une question d'opportunité économique et de dignité », a insisté l'ambassadrice sud-soudanaise Cecilia Adeng, déplorant l'issue du vote. Les sanctions « freinent la mise en place d'un processus politique réussi » et « compliquent le déploiement et l'équipement adéquat des forces armées nationales », a renchéri l'ambassadrice russe adjointe, Anna Evstigneeva, qui s'est abstenue.

Le Soudan du Sud, plus jeune Etat de la planète qui a acquis son indépendance du Soudan en 2011, a été plongé dans une violente guerre civile entre 2013 et 2018 qui a fait quelque 400.000 morts et quatre millions de déplacés. Un accord de partage du pouvoir entre les belligérants a permis le retour d'un calme précaire. Mais depuis plusieurs mois, de violents affrontements opposent le camp du président Salva Kiir et celui de son vice-président Riek Machar, arrêté en mars. 


Le Conseil de sécurité de l'ONU a prolongé vendredi d'un an l'embargo sur les armes et les sanctions individuelles imposées depuis 2018 au Soudan du Sud, où les récentes violences ont réveillé le spectre d'une nouvelle guerre civile. Malgré l'opposition de Juba et la réticence de plusieurs Etats membres, la résolution a été adoptée par 9 voix pour (le minimum pour être adoptée), six pays s'abstenant.Le Conseil s'inquiète de la « poursuite continue de l'intensification de la violence », et insiste sur la nécessité pour les parties d' »éviter une rechute dans un conflit généralisé ». Dans ce contexte, la résolution prolonge l'embargo sur les armes jusqu'au 31 mai 2026. Elle prolonge également l'assouplissement mis en place en 2023 qui permet que le transfert de...