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« Suggérer que le Hezbollah est en mesure d'imposer ses conditions à l'État est inacceptable », affirment les Kataëb


« Suggérer que le Hezbollah est en mesure d'imposer ses conditions à l'État est inacceptable », affirment les Kataëb

Le bureau politique du parti Kataëb en réunion, le 18 février 2025. Photo Ani

Le bureau politique du parti Kataëb a estimé mardi que « suggérer que le Hezbollah est en mesure d'imposer ses conditions à l'État est totalement inacceptable », soulignant que « la question des armes illégales doit être résolue rapidement afin de restaurer la souveraineté du Liban ».

Cette position intervient après que le député du Hezbollah Mohammad Raad a éludé une question d’un journaliste lui demandant de commenter l’appel du Premier ministre Nawaf Salam au désarmement du parti, affirmant qu’il ne répondra pas « par souci de préserver ce qu’il reste de lien amical » avec le chef du gouvernement.

« Ce genre d'atermoiement dans le traitement de la question des armes trompe l'opinion publique et constitue une perte de temps. Elle ne sert qu'à maintenir le Liban en otage des équations qui lui ont été imposées par la force », ont dénoncé les Kataëb à l'issue de la réunion hebdomadaire de leur bureau politique. Le parti a également estimé que « suggérer que le Hezbollah est en mesure d'imposer ses conditions à l'Etat est entièrement inacceptable ». Il a aussi indiqué que « la question des armes est devenue plus que jamais une priorité nationale qui doit être résolue rapidement et sans équivoque, en mettant fin à toutes les manifestations d'armes illégales, afin de protéger la souveraineté de l'Etat et de restaurer son rôle ».

La pression internationale s'accentue sur le gouvernement libanais afin qu'il accélère le processus de désarmement du Hezbollah, considérablement affaibli après sa guerre avec Israël, au cours de laquelle ce dernier a bombardé intensivement le sud et l’est du Liban.

L'accord de trêve conclu le 27 novembre prévoit notamment le démantèlement de l'infrastructure militaire du parti chiite entre le fleuve Litani et la frontière israélienne, à une trentaine de kilomètres au sud, ainsi que le retrait total des forces israéliennes. L'armée israélienne occupe toujours cinq positions qu'elle juge «stratégiques »  le long de la frontière avec le Liban et continue de mener des frappes meurtrières dans le pays, disant cibler le Hezbollah.

Le président libanais Joseph Aoun a affirmé fin avril que l'armée libanaise contrôlait désormais plus de 85% du sud du pays.

Le bureau politique du parti Kataëb a estimé mardi que « suggérer que le Hezbollah est en mesure d'imposer ses conditions à l'État est totalement inacceptable », soulignant que « la question des armes illégales doit être résolue rapidement afin de restaurer la souveraineté du Liban ».Cette position intervient après que le député du Hezbollah Mohammad Raad a éludé une question d’un journaliste lui demandant de commenter l’appel du Premier ministre Nawaf Salam au désarmement du parti, affirmant qu’il ne répondra pas « par souci de préserver ce qu’il reste de lien amical » avec le chef du gouvernement.« Ce genre d'atermoiement dans le traitement de la question des armes trompe l'opinion publique et constitue une perte de temps. Elle ne sert qu'à maintenir le Liban en otage des équations qui...