Le député Mohammad Raad s’exprimant depuis Baabda, le lundi 26 mai 2025. Photo ANI
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a suggéré lundi, à l’issue d’un entretien avec le président de la République Joseph Aoun, que son parti était disposé à discuter de toutes les questions avec le président Joseph Aoun, sans exclure son potentiel désarmement du débat. « Il n’y a pas de portes fermées au dialogue et à l’échange d’idées avec le président de la République, à quelque niveau que ce soit, et les portes resteront ouvertes », a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion avec le chef de l’État à Baabda. M. Raad avait fait ce déplacement accompagné d’autres députés de son bloc pour adresser au chef de l’État les « vœux (du parti) à l’occasion de la fête de la Résistance et de la Libération que nous célébrons depuis 25 ans », soit le retrait israélien de 2000 des territoires que l’État hébreu occupait déjà au Liban-Sud.
« Nous avons échangé nos points de vue sur les défis et les priorités, au premier rang desquels figurent la préservation de la souveraineté nationale, la fin de l’occupation et l’arrêt de l’agression » israélienne, a-t-il encore déclaré, faisant référence au fait que l’armée israélienne occupe encore cinq positions au Liban-Sud et bombarde quotidiennement le territoire libanais. « L’espace d’entente avec le président est large et prometteur, et nous ne nous sentons contraints ni par le temps, ni par les lieux, ni par les méthodes, tant que les choses avancent », a-t-il ajouté.
Toujours depuis Baabda, Mohammad Raad a aussi déploré le comportement de certains États garants du cessez-le-feu, de la reconstruction des destructions causées par l’agression, du maintien de la stabilité et du fonctionnement des institutions à travers les échéances électorales, comme celle des municipales et des élections des moukhtars récemment tenues. Sur le sujet des négociations irano-américaines et de leur influence sur le Liban, il a affirmé : « Il est supposé que nous abordions la question libanaise indépendamment des développements dans d’autres pays. Il ne fait aucun doute que tout est lié (...) Mais au niveau des décisions concrètes, chaque pays a sa souveraineté, ses autorités et ses représentants qui déterminent son intérêt et celui de son peuple. »
Enfin, interrogé sur la déclaration de Nawaf Salam selon laquelle « l’époque de l’exportation de la révolution iranienne est révolue » et qu’« aucun armement hors de l’autorité de l’État ne sera toléré », Mohammad Raad a affirmé préférer « ne pas commenter cette déclaration, par souci de préserver ce qu’il reste de lien amical » avec le chef du gouvernement.
Plus tôt dans la journée, Mohammad Raad s’était rendu à Aïn el-Tiné pour une visite auprès du président du Parlement Nabih Berry, chef du mouvement Amal, allié du Hezbollah et médiateur de facto du parti sur la question du désarmement. À l’issue de la rencontre, M. Raad a évoqué les élections municipales, affirmant que les victoires remportées par l’alliance Amal-Hezbollah « témoignent de l’attachement de notre peuple au choix de la résistance et du développement ». La veille, le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem, avait souligné dans un discours l’alliance « stratégique et indéfectible » entre les frères chiites et salué les habitants du Liban-Sud pour leur participation aux élections.



Pas de portes fermées et encore moins de portes ouvertes. Il se prennent pour les rois de la roublardise et compte t mener en bateau notre président en lui faisant croire à leur patriotisme simulée. Cette date de la soit disant libération devrait être supprimée et remplacée par celle de la libération de notre pays des mercenaires dévoués à servir les autres pays aux dépens du nôtre.
11 h 38, le 27 mai 2025