Le président Joseph Aoun et la première Dame, Neemat, lors de la messe d'inauguration du nouveau pape Léon XIV, au Vatican, le 18 mai 2025. Photo tirée du compte X de la présidence.
Le bureau de la présidence libanaise a rapidement réagi dimanche, dans un communiqué, suite à la diffusion sur les réseaux sociaux d’une photo montrant Joseph Aoun serrant la main du Cheikh Mowafaq Tarif, chef religieux des Druzes d'Israël. Ce cliché, qui a créé la polémique, a été pris au Vatican lors de la messe d’intronisation du pape Léon XIV à laquelle le chef de l'État et la première Dame, Neemat, étaient conviés.
« Alors que le président de la République se déplaçait vers son siège ce matin pour assister à la première messe pontificale du pape Léon XIV, un des dignitaires religieux druzes présents s’est approché de lui et lui a serré la main. Le président de la République ne le connaissait pas et ne l’avait jamais rencontré », indique le communiqué. « Il s’est avéré par la suite qu’il s’agissait du Cheikh Mowafaq Tarif, représentant des Druzes en Israël. L’organisme officiel de radiodiffusion israélien a délibérément diffusé la photo accompagnée d’un commentaire trompeur », accuse le texte.
Le cheikh Mowafaq Tarif a pris le devant de la scène, notamment lors de la visite de dizaines de dignitaires druzes syriens en Israël en mars 2025, mais aussi à la suite des frappes israéliennes conduites en Syrie sous couvert de défense de la minorité druze ces dernières semaines. Walid Joumblatt, leader druze libanais, avait alors accusé Tarif de vouloir « entraîner les Druzes du Liban et de Syrie dans une guerre contre tous les musulmans ».
Le bureau de presse « souligne que de telles pratiques sont typiques des médias israéliens lors de rencontres internationales similaires. Cela ne remet nullement en cause la position officielle du Liban en général, ni celle du président Aoun en particulier. Il n’est donc pas nécessaire de relayer ces mensonges ni de servir les intérêts de l’ennemi israélien. D’où la nécessité de cette clarification », conclut le communiqué.
Après la messe, M. Aoun a rencontré le nouveau Pape et l'a invité au Liban : « Nous apprécions hautement votre déclaration de faire tout le nécessaire pour la paix au Liban », a déclaré le président, selon un communiqué de son bureau. Le pape aurait alors répondu qu'il priait « pour la sécurité, la stabilité du Liban et le bonheur de son peuple » et continuait à « œuvrer pour la paix au Liban et dans la région ».
Le chef de l'État s’est également entretenu samedi avec le président italien Sergio Mattarella et la Première ministre Giorgia Meloni.

