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Moyen-Orient - Focus

Comment l’armée soudanaise est arrivée au point de rupture avec les Émirats

Khartoum a coupé ses liens avec Abou Dhabi, alors que des frappes de drones secouent Port-Soudan et que la CIJ a débouté sa plainte pour complicité de génocide.

Comment l’armée soudanaise est arrivée au point de rupture avec les Émirats

Des fumées s’élèvent après une attaque de drones sur le port de Port-Soudan le 6 mai 2025. Des drones ont frappé l’aéroport et ciblé une base de l’armée à Port-Soudan le 6 mai, ont indiqué des responsables. C’est le troisième jour consécutif que le siège du gouvernement allié à l’armée soudanaise fait l’objet d’attaques. Photo de l’AFP

Entré dans la troisième année d’une violente guerre civile impliquant de nombreux acteurs étrangers, le Soudan a atteint un point de rupture avec les Émirats arabes unis (EAU), accusés d’armer et de financer les Forces de soutien rapide (FSR). Cette semaine, Khartoum a pris sa décision la plus ferme à cet égard, alors que le Soudan avait déjà expulsé 15 diplomates émiratis du pays en décembre 2023, quelques mois après le début de la guerre. Mardi 6 mai, le Conseil de souveraineté du Soudan a annoncé qu’il rompait ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi, invoquant le « soutien direct » émirati aux paramilitaires, qualifiant le pays d'État « agresseur ». Une décision intervenue un jour seulement après que la Cour internationale de justice (CIJ) s’est déclarée incompétente pour traiter de la plainte du Soudan contre les Émirats...
Entré dans la troisième année d’une violente guerre civile impliquant de nombreux acteurs étrangers, le Soudan a atteint un point de rupture avec les Émirats arabes unis (EAU), accusés d’armer et de financer les Forces de soutien rapide (FSR). Cette semaine, Khartoum a pris sa décision la plus ferme à cet égard, alors que le Soudan avait déjà expulsé 15 diplomates émiratis du pays en décembre 2023, quelques mois après le début de la guerre. Mardi 6 mai, le Conseil de souveraineté du Soudan a annoncé qu’il rompait ses relations diplomatiques avec Abou Dhabi, invoquant le « soutien direct » émirati aux paramilitaires, qualifiant le pays d'État « agresseur ». Une décision intervenue un jour seulement après que la Cour internationale de justice (CIJ) s’est déclarée incompétente pour traiter de la...
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