Une affiche critique d'Israël représentant la forme d’un poignard yéménite traditionnel, sur la place de la Palestine à Téhéran, le 5 mai 2025. Photo ATTA KENARE / AFP
Le Hezbollah a condamné, dans un communiqué publié lundi soir, « l’agression israélienne et américaine » contre le Yémen, affirmant qu'il s'agit d'un « crime de guerre ». Plus tôt, Israël avait annoncé avoir frappé des infrastructures des houthis à Hodeida, dans l'ouest du Yémen, en riposte « aux attaques » des rebelles yéménites alliés de l'Iran, qui ont revendiqué la veille un tir de missile sur le principal aéroport israélien.
« Le Hezbollah condamne fermement l’agression israélienne et américaine contre le cher Yémen, qui a visé des installations vitales, des infrastructures civiles et des équipements dans le port de Hodeïda, dans un crime de guerre manifeste qui viole toutes les lois, les normes et les conventions internationales », peut-on lire dans le communiqué.
Le Hezbollah s’est dit solidaire « avec le peuple yéménite et son leadership » et a appelé « à la plus haute condamnation et dénonciation de la part de tous les pays libres dans le monde ». « Cette agression nécessite une action urgente et efficace du monde arabe et islamique, afin d’assumer ses responsabilités et d’élever la voix face à l’arrogance sioniste et américaine », a-t-il ajouté.
Enfin, le parti chiite a affirmé que « le peuple yéménite résistant (…) ne fera que renforcer sa détermination et sa volonté de continuer à soutenir le peuple palestinien (…) quels que soient les sacrifices ». Il a rappelé que « toutes les flottes, les avions et les tonnes de missiles destructeurs n’ont pas affaibli (le peuple yéménite), qui a offert des centaines de martyrs et de blessés (…) et n’a pas reculé dans son soutien honorable à Gaza et à sa population ».
L'armée israélienne a affirmé que les infrastructures visées dans le port de Hodeida, à l'aide de missiles et de drones, servaient au « transfert d'armes et d'équipement militaire iraniens ». Ces frappes ont été menées « en réponse aux attaques répétées du régime terroriste houthi contre l'Etat d'Israël », a ajouté l'armée, précisant avoir visé une cimenterie à l'est de la ville qu'elle qualifie de « ressource économique importante pour les Houthis ».
Les houthis, qui contrôlent une large partie du Yémen, avaient accusé auparavant les Etats-Unis d'avoir mené des frappes sur Sanaa, la capitale du pays entre leurs mains, et dénoncé des frappes « américano-israéliennes » sur Hodeida. Affirmant agir en solidarité avec les Palestiniens, les houthis ont revendiqué des dizaines d'attaques de missiles et de drones contre Israël, situé à plus de 1.800 kilomètres du Yémen, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hamas à Gaza. La quasi-totalité des tirs ont été interceptés. Ils ont aussi multiplié les attaques contre des navires qu'ils estiment liés à Israël au large du Yémen.

