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Dernières Infos - Conflit

Le Soudan du Sud connaît une « nette détérioration » sécuritaire, selon des ambassades occidentales

Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir (à droite), et le premier vice-président, Riek Machar, assistent à une cérémonie de prestation de serment à la Maison de l'Etat à Juba, le 22 février 2020, au Soudan du Sud. Photo AFP/ALEX MCBRIDE

Les ambassades du Canada, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Norvège, du Royaume-Uni, des États-Unis et de l'Union européenne ont déclaré vendredi que la situation politique et sécuritaire au Soudan du Sud s'était « nettement détériorée » d'une manière inédite depuis la fin de la guerre civile dans ce pays.

Des mois d'affrontements entre les forces du président Salva Kiir et celles fidèles au premier vice-président Riek Machar, arrêté en mars, ont alimenté les craintes d'un retour à la guerre civile qui n'a pris fin qu'en 2018 après avoir fait quelque 400.000 morts.

L'accord mettant fin au conflit de cinq ans semble de plus en plus fragile alors que les alliés de Salva Kiir ont accusé les partisans de Riek Machar de fomenter des troubles dans le comté de Nasir, dans l'État du Haut-Nil, en ligue avec l'Armée blanche, un groupe informel de jeunes d'ethnie Nuer.

Dans une déclaration commune, les ambassades ont dit « fortement partager » l'évaluation récente du président de la Commission de surveillance et d'évaluation de l'accord de paix (RJMEC) - l'organisme supervisant la mise en œuvre de l'accord de paix - notant que « la situation politique et sécuritaire au Soudan du Sud s'est nettement détériorée d'une manière inédite depuis 2018 ».

Le rapport trimestriel de la RJMEC indiquait lundi que « dans des scènes jamais vues depuis la signature du R-ARCSS il y a plus de six ans », en référence à l'accord de paix, un conflit armé et des violences avaient « éclaté à travers le pays », des politiciens de l'opposition étant détenus et M. Machar assigné à résidence.

L'avertissement des ambassades fait suite à une récente déclaration gouvernementale qui qualifie neuf comtés abritant le groupe ethnique Nuer comme « considérés hostiles », signifiant qu'ils sont alignés avec le parti de M. Machar. Cette mesure a été qualifiée par un politicien de l'opposition de « rien de moins qu'une cartographie du génocide ». Les ambassades ont déclaré « déplorer » une telle démarche du gouvernement.

La déclaration a également réaffirmé leur « appel urgent » à la libération de M. Machar, tout en exhortant tous les dirigeants « à mettre fin à l'utilisation de la violence comme outil de compétition politique » et à reprendre un dialogue « visant d'urgence à atteindre une solution politique ».

Depuis mars, les violences ont entraîné la mort d'au moins 200 personnes dans plusieurs États du Soudan du Sud et déplacé environ 125.000 personnes supplémentaires, selon les Nations unies.

Les organismes internationaux tirent la sonnette d'alarme sur la situation de ce pays qui, depuis sa déclaration d'indépendance en 2011, est confronté à une instabilité et une insécurité chroniques.


Les ambassades du Canada, de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Norvège, du Royaume-Uni, des États-Unis et de l'Union européenne ont déclaré vendredi que la situation politique et sécuritaire au Soudan du Sud s'était « nettement détériorée » d'une manière inédite depuis la fin de la guerre civile dans ce pays.Des mois d'affrontements entre les forces du président Salva Kiir et celles fidèles au premier vice-président Riek Machar, arrêté en mars, ont alimenté les craintes d'un retour à la guerre civile qui n'a pris fin qu'en 2018 après avoir fait quelque 400.000 morts.L'accord mettant fin au conflit de cinq ans semble de plus en plus fragile alors que les alliés de Salva Kiir ont accusé les partisans de Riek Machar de fomenter des troubles dans le comté de Nasir, dans l'État du Haut-Nil, en ligue avec...