Cette photo fournie par le ministère iranien des Affaires étrangères montre le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi (à gauche) rencontrant un responsable omanais à son arrivée à Mascate le 25 avril 2025. AFP PHOTO / HO / MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES D'IRAN
Le ministère iranien des Affaires étrangères a annoncé jeudi le report du quatrième cycle de négociations sur le nucléaire iranien prévu samedi à Rome avec les Etats-Unis, le médiateur omanais invoquant des « raisons logistiques ». Téhéran et Washington devaient se retrouver samedi à Rome pour une quatrième série de pourparlers, après que les deux parties ont fait état de progrès lors des cycles précédents.
« Le prochain cycle de négociations indirectes entre l'Iran et les Etats-Unis, qui devait avoir lieu à Rome samedi (...) a été reporté », a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaï, dans un communiqué. Il a ajouté que cette décision avait été prise sur proposition d'Oman et qu'une autre date serait annoncée « ultérieurement ».
Le chef de la diplomatie omanaise, qui joue le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, avait annoncé plus tôt jeudi le report. « Pour des raisons logistiques, nous reportons la réunion entre les Etats-Unis et l'Iran, initialement prévue le samedi 3 mai. De nouvelles dates seront annoncées lorsqu'elles auront été mutuellement convenues », a écrit Badr al-Boussaïdi, sur son compte X.
Selon une source proche des négociations, les Etats-Unis « n'avaient jamais confirmé leur participation » aux pourparlers de samedi. Cette source a ajouté que les discussions devraient « avoir lieu dans un avenir proche ». L'Iran doit tenir par ailleurs vendredi à Rome des discussions sur le nucléaire avec le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne. Il n'était pas clair dans l'immédiat si ces réunions sont maintenues.
Les trois pays européens, ainsi que la Chine et la Russie, sont parties prenantes de l'accord conclu en 2015 avec l'Iran, prévoyant un encadrement des activités nucléaires iraniennes en échange d'une levée des sanctions internationales. Le texte est devenu de facto caduc à la suite de la décision des Etats-Unis de s'en retirer trois ans plus tard, sous la première présidence de Donald Trump.
L'accord, qui expire en octobre 2025 soit dix ans après l'entrée en vigueur du texte, prévoit la possibilité de rétablir les sanctions internationales si l'Iran ne se conforme pas à ses engagements.


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