Vue aérienne du port de Lattaquié, sur le littoral syrien, le 15 décembre 2024. Photo d'illustration AFP
Le directeur général de CMA CGM Levant, Joseph Dakkak, à confirmé jeudi à L'Orient-Le Jour la signature d'un contrat entre la Syrie et la société française pour développer et exploiter le port de Lattaquié durant 30 ans.
« CMA CGM a signé aujourd’hui officiellement le contrat de la concession du terminal à conteneurs du port de Lattaquié pour une durée de 30 ans. CMA CGM s’engage à moderniser et développer le terminal, afin de répondre à la demande croissante des importateurs et exportateurs syriens et renforcer les chaînes d’approvisionnement de la region », a affirmé M. Dakkak , directeur général de CMA CGM au Levant.
L'AFP a également rapporté l'information citant M. Dakkak et le directeur du port. Selon l’agence de presse officielle syrienne Sana, le contrat a été signé au palais présidentiel de Damas, en présence du président syrien par intérim Ahmad el-Chareh, entre l’autorité générale des ports terrestres et maritimes et la société française. Le directeur du port, Ahmed Moustafa, a précisé à l'AFP que le contrat prévoit un investissement de 230 millions d’euros : « La première année, 30 millions d’euros seront injectés, puis, au cours des quatre années suivantes, un nouveau quai sera construit pour un montant total d’environ 200 millions d’euros ». Il a souligné qu’ « il s’agit du premier contrat d’investissement avec une société internationale en Syrie » depuis la chute du président Bachar el-Assad en décembre 2024.
Le nouveau quai, qui sera construit au terminal à conteneurs du port, répondra à « des normes internationales strictes, avec une longueur de 1,5 kilomètre et une profondeur de 17 mètres », a précisé M. Moustafa. Cette infrastructure permettra « l’entrée de grands navires qui ne peuvent actuellement pas accéder au port de Lattaquié », a-t-il poursuivi.
Quant aux revenus d’exploitation du port, M. Moustafa a indiqué qu’ils seraient dans un premier temps partagés entre CMA CGM et l’État syrien, à hauteur de 60 % pour l'État et 40 % pour l’entreprise française. CMA CGM exploitait déjà le terminal à conteneurs du port depuis 2009 en vertu d’un ancien contrat qui avait été renouvelé à plusieurs reprises avant d’aboutir à cet accord de long terme, a précisé le directeur du port.


