Rechercher
Rechercher

Monde - Reportage

Sur la place Saint-Pierre, stupeur et recueillement : « Un grand pape est parti »

Des pèlerins du monde entier convergent vers Rome et ce lundi ils sont des milliers, italiens, sud-américains ou philippins, à se diriger vers Saint-Pierre.

Une bonne sœur sur la place Saint Pierre du Vatican, après l'annonce de la mort du pape François, le 21 avril 2025. Photo AFP / ANDREAS SOLARO

« C'est un grand pape qui est parti », affirme Fabio Malvesi, encore sous le choc, comme de nombreux fidèles et touristes qui affluent place Saint-Pierre, depuis l'annonce lundi matin de la mort soudaine à 88 ans du pape François.

En ce lundi de Pâques, fête religieuse extrêmement importante et jour férié en Italie, beaucoup de Romains avaient prévu de passer par le Vatican. « J'étais là par hasard, j'ai entendu la nouvelle dans un magasin à la radio, c'est un grand pape qui est parti, il a changé bien des choses, brisé des barrières. C'était une grande personne, simple », résume Fabio Malvesi, 66 ans, qui fume nerveusement une cigarette. Derrière lui, des équipes de télévision commencent à déployer leurs caméras sur la grande place entourée de la célèbre colonnade du Bernin, dominée par l'imposante silhouette de la basilique Saint-Pierre. Plus loin, des policiers discutent du dispositif de sécurité à mettre en place pour faire face à l'afflux de fidèles.

Lire aussi

François et le Liban : solidarité infaillible, semonces aux politiques... et un rendez-vous manqué

Au bord des larmes, Cristina Borsetto ne peut s'empêcher de faire le lien entre le pape François, élu en 2013, et son fils cadet, né précisément cette année-là. « C'est un moment difficile pour nous chrétiens, encore plus pour notre famille, car cela me rappelle la naissance de mon fils », explique cette femme au foyer, venue à Rome de Padoue (nord-est de l'Italie) pour le week-end pascal. « C'est un pape qui a toujours été d'une extrême spontanéité et simplicité (...) Il représentait Dieu, l'autorité suprême de l'Église, mais il n'était pas trop éloigné des gens ordinaires », rappelle-t-elle.

Glas

Alors que le glas a commencé à résonner à partir de 10h35 (08h35 GMT) dans toutes les églises de Rome, deux couples de touristes français ont le sentiment de vivre « un moment historique ». « Ça nous a fait quelque chose, ce sont des Romains qui nous l'ont annoncé, ils étaient tristes. On partage leur tristesse, sans être plus croyants que ça », résume Pascale Girard, 57 ans. « C'était un pape qui était quand même proche des gens, peut-être un peu plus pauvres. Il venait d'Amérique latine et de ce côté-là, ça avait tranché avec Benoît (XVI, son prédécesseur allemand, NDLR). On a trouvé que c'était un pape humain, moderne », insiste-t-elle.

Réactions

Un « ami » qui a œuvré pour le dialogue islamo-chrétien : le Liban salue la mémoire du pape François

En cette année de Jubilé, une « année sainte » organisée tous les 25 ans, des pèlerins du monde entier convergent vers Rome et ce lundi ne fait pas exception à la règle : ils sont des milliers, italiens, sud-américains ou philippins, à se diriger vers Saint-Pierre. Ils sont cornaqués par des bénévoles portant des chasubles vertes, comme Royben Noris qui a du mal à cacher sa tristesse. « Nous sommes vraiment tous étonnés parce qu'hier (dimanche), il était sur la Place Saint-Pierre, il a fait le tour complet de la place sans assistance ni oxygène ». « Cela avait été une grande joie pour tout le monde de le voir à nouveau sur la Place Saint-Pierre », raconte ce Vénézuélien de 33 ans, trop ému pour pouvoir continuer à parler.


« C'est un grand pape qui est parti », affirme Fabio Malvesi, encore sous le choc, comme de nombreux fidèles et touristes qui affluent place Saint-Pierre, depuis l'annonce lundi matin de la mort soudaine à 88 ans du pape François.En ce lundi de Pâques, fête religieuse extrêmement importante et jour férié en Italie, beaucoup de Romains avaient prévu de passer par le Vatican. « J'étais là par hasard, j'ai entendu la nouvelle dans un magasin à la radio, c'est un grand pape qui est parti, il a changé bien des choses, brisé des barrières. C'était une grande personne, simple », résume Fabio Malvesi, 66 ans, qui fume nerveusement une cigarette. Derrière lui, des équipes de télévision commencent à déployer leurs caméras sur la grande place entourée de la célèbre colonnade du Bernin, dominée par...
commentaires (1)

Que DIEU le bénisse.

Mohamed Melhem

20 h 05, le 21 avril 2025

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Que DIEU le bénisse.

    Mohamed Melhem

    20 h 05, le 21 avril 2025

Retour en haut