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Moyen-Orient - Dans La Presse

Plus de 100 sites chimiques restent non sécurisés en Syrie, selon l’OIAC

Les experts s'inquiètent de la possibilité que ces armes mortelles tombent entre les mains de groupes militants ou soient utilisées dans de futures attaques

Plus de 100 sites chimiques restent non sécurisés en Syrie, selon l’OIAC

Un inspecteur de l'ONU sur le site d'une attaque chimique dans la Ghouta, en Syrie, le 29 août 2013. Photo d'archives AFP

Plus de 100 sites d'armements chimiques seraient toujours présents en Syrie, et restent donc non-sécurisés, un nombre bien plus élevé que les estimations précédentes, selon de nouvelles informations de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) citées dans un article publié dimanche par le New York Times (NYT). Ces sites, comprenant des installations de recherche, de production et de stockage, représentent un risque important pour la sécurité, alors que la Syrie peine à se stabiliser après la chute du régime Assad.

Les experts s'inquiètent particulièrement de la possibilité que ces armes mortelles tombent entre les mains de groupes militants ou soient utilisées dans de futures attaques, selon le NYT.

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Ces informations ont été publiées au moment du huitième anniversaire de l'attaque chimique de Khan Cheikhoun en 2017, l'une des utilisations les plus marquantes du gaz sarin pendant la guerre civile syrienne. L'attaque, qui a tué plus de 80 personnes, a rappelé de manière brutale la menace continue posée par les armes chimiques en Syrie.

« Le régime Assad mentait à l'OIAC »

La nouvelle évaluation de l'OIAC suggère que, bien que certains sites aient été sécurisés, beaucoup d'autres restent cachés, et l'étendue des stockages restants demeure incertaine. Et si le nouveau gouvernement syrien, dirigé par le président intérimaire Ahmad el-Chareh, a promis de démanteler les restes du programme d'armements chimiques du pays et de se conformer au droit international, Raëd el-Saleh, chef de la défense civile syrienne, concède au NYT que cela est rendu compliqué parce qu' « il y a beaucoup d'endroits que nous ne connaissons pas parce que l'ancien régime mentait à l'OIAC ». Un obstacle également relevé par d'anciens membres du personnel de l'OIAC. « Nous étions constamment freinés » par le régime Assad, a déclaré l'un de ces anciens employés, évoquant une « crainte constante que le régime nous écoute »

La situation est compliquée davantage par le fait que de nombreux scientifiques clés impliqués dans le programme syrien d'armements chimiques ont fui le pays pendant la guerre, bien que certains soient restés en Syrie. Les États-Unis ont imposé des sanctions à plus de 300 individus et entités liés à ce programme, soulignant l'inquiétude internationale continue.

« Ils ne voulaient pas que le monde sache »

Un ancien inspecteur de l'OIAC a raconté au NYT une enquête de 2014 au cours de laquelle un convoi d'inspecteurs a été frappé par une bombe artisanale en s'approchant d'un site chimique potentiel. « On nous avait dit que la route était sûre, mais cela s'est avéré être un mensonge », a-t-il déclaré. Cet incident fait partie de plusieurs exemples où les actions du régime ont entravé le travail des inspecteurs internationaux.

À Zamalka, une ville près de Damas, des responsables locaux ont décrit comment le gouvernement a retiré les pierres tombales marquant les tombes des victimes d'une attaque chimique présumée de 2013 pour couvrir l'atrocité. « Ils ne voulaient pas que le monde sache ce qui s'était passé ici », a déclaré un responsable au NYT.

Plus de 100 sites d'armements chimiques seraient toujours présents en Syrie, et restent donc non-sécurisés, un nombre bien plus élevé que les estimations précédentes, selon de nouvelles informations de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) citées dans un article publié dimanche par le New York Times (NYT). Ces sites, comprenant des installations de recherche, de production et de stockage, représentent un risque important pour la sécurité, alors que la Syrie peine à se stabiliser après la chute du régime Assad.Les experts s'inquiètent particulièrement de la possibilité que ces armes mortelles tombent entre les mains de groupes militants ou soient utilisées dans de futures attaques, selon le NYT. Voir aussi Israël a bien utilisé du phosphore blanc au Liban-Sud : en voici les preuves Ces...
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