Le député du Chouf Marwan Hamadé. Photo d'archives/L'Orient-Le Jour
Le député du Chouf Marwan Hamadé a déclaré, dimanche, qu'une décision internationale décisive avait été prise pour résoudre la question des armes du Hezbollah, expliquant que cette décision est en réponse à la possibilité que ces armes soient utilisées comme une « carte de pression iranienne » dans des négociations nucléaires de Téhéran avec l'administration américaine.
Lors d'une interview à la station Voix du Liban, M. Hamadé (joumblattiste) a ajouté que la visite de l'émissaire américaine Morgan Ortagus au Liban - qui doit se terminer dimanche - n'a pas apporté de développements significatifs, à l'exception de sa rhétorique « adoucie et modérée » concernant le désarmement du parti chiite. Il a noté que l'envoyée spéciale adjointe du président Donald Trump pour la paix au Moyen-Orient avait souligné que les dirigeants libanais devraient déterminer à la fois le moment et le mécanisme du retrait des armes.
Marwan Hamadé a aussi révélé que les dirigeants du Hezbollah, qui espèrent implicitement une résolution favorable et pacifique des négociations nucléaires entre les États-Unis et l'Iran, ne pourront pas garder leurs armes quoi qu'il arrive. Il a fait valoir que c'était là le point clé soulevé par Mme Ortagus : aucun progrès ne peut être attendu des négociations nucléaires sans traiter la question des armes du Hezbollah.
L'émissaire américaine a tenu des réunions jugées positives avec des responsables libanais samedi. Sa visite intervient à un moment de tensions croissantes au Liban, où le cessez-le-feu en cours depuis le 27 novembre dernier entre Israël et le Hezbollah tient malgré les nombreuses violations, notamment israéliennes, alors que l'État hébreu affiche sa volonté de normaliser ses relations avec Beyrouth.

