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Moyen-Orient - Tensions

L'Iran rejette la proposition de Trump de négocier directement avec les Etats-Unis

« Si l'on veut négocier, à quoi bon menacer ? », s'est interrogé samedi le président iranien Massoud Pezeshkian.

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, lors d'une conférence de presse avec son homologue arménien à Yerevan, le 25 mars 2025. KAREN MINASYAN / AFP

L'Iran a rejeté dimanche tout dialogue direct avec les Etats-Unis estimant que cela « n'aurait aucun sens », au moment où le président américain Donald Trump suggère des pourparlers sans intermédiaire et menace de bombarder le pays en cas d'échec de la diplomatie. Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent depuis des décennies Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. L'Iran rejette ces allégations et affirme que ses activités dans le nucléaire n'existent qu'à des fins civiles, notamment pour l'énergie.

Donald Trump a adressé le mois dernier une lettre aux dirigeants iraniens appelant à des négociations sur leur programme nucléaire. Mais le président américain a également menacé de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie et pris des sanctions supplémentaires à l'encontre du secteur pétrolier iranien.

« Des négociations directes avec une partie qui menace constamment de recourir à la force (...) et dont les différents responsables expriment des positions contradictoires n'auraient pas de sens », a déclaré samedi soir le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, selon des propos rapportés dimanche par son ministère. « Mais nous restons attachés à la diplomatie et sommes prêts à essayer la voie de négociations indirectes », a ajouté M. Araghchi.

L'Iran et les Etats-Unis, proches alliés durant la monarchie Pahlavi, n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, après la prise d'otages de diplomates américains dans leur ambassade à Téhéran, dans la foulée de la Révolution islamique.

Les deux pays échangent toutefois indirectement par le biais de l'ambassade de Suisse à Téhéran. Le sultanat d'Oman a également joué un rôle de médiateur dans le passé, et le Qatar dans une moindre mesure.

« Paix dans la région »

La lettre de Donald Trump a été remise à l'Iran par le biais des Emirats arabes unis. Téhéran y a répondu fin mars par l'intermédiaire du sultanat d'Oman. Le chef d'Etat-major des forces armées iraniennes, le général Mohammad Bagheri, a révélé dimanche à la télévision d'Etat le contenu de la réponse de l'Iran.

« Nous avons indiqué dans une lettre que nous répondrions de toutes nos forces à toute menace (militaire), mais que nous ne sommes pas des bellicistes et que nous n'avons pas l'intention de déclencher une guerre », a déclaré M. Bagheri. « La lettre indiquait également que nous recherchions la paix dans la région », a-t-il ajouté. Le président américain a affirmé jeudi qu'il préférerait tenir des « négociations directes » avec l'Iran.

« Cela va plus vite et vous comprenez beaucoup mieux l'autre camp qu'en passant par des intermédiaires », a argué le président américain. Les Iraniens « voulaient des intermédiaires » mais « je ne pense pas que ce soit encore le cas », avait ajouté Donald Trump à bord de l'avion présidentiel Air Force One.

« A quoi bon menacer ? »

« Si l'on veut négocier, à quoi bon menacer ? », s'est interrogé samedi le président iranien Massoud Pezeshkian, élu l'an dernier avec la promesse de reprendre le dialogue avec l'Occident afin d'obtenir un allègement des sanctions pour relancer l'économie.

L'Iran a conclu en 2015 un accord avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Russie, Etats-Unis, France et Royaume-Uni) et l'Allemagne pour encadrer ses activités nucléaires. Le texte prévoyait un allègement des sanctions en échange d'un encadrement des activités nucléaires iraniennes.

En 2018, Donald Trump a retiré avec fracas son pays de l'accord durant son premier mandat et rétabli les sanctions. En représailles, l'Iran a pris ses distances avec le texte et accéléré son programme nucléaire.

L'Iran ne cherche pas à se doter de l'arme nucléaire mais « n'aura d'autre choix que de le faire » en cas d'attaque contre le pays, a mis en garde lundi Ali Larijani, un proche conseiller du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Citant un haut responsable iranien anonyme, Reuters a rapporté que le guide suprême iranien a ordonné que les forces armées soient placées en état d'alerte. Selon ce responsable, Téhéran craint de n'avoir que deux mois environ pour conclure un accord avec les États-Unis, car si les négociations traînent en longueur, Israël pourrait lancer une attaque contre l'Iran. Le responsable contacté par Reuters estime que cela entraînerait la réimposition de toutes les sanctions internationales à l'encontre de l'Iran.


L'Iran a rejeté dimanche tout dialogue direct avec les Etats-Unis estimant que cela « n'aurait aucun sens », au moment où le président américain Donald Trump suggère des pourparlers sans intermédiaire et menace de bombarder le pays en cas d'échec de la diplomatie. Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent depuis des décennies Téhéran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. L'Iran rejette ces allégations et affirme que ses activités dans le nucléaire n'existent qu'à des fins civiles, notamment pour l'énergie.Donald Trump a adressé le mois dernier une lettre aux dirigeants iraniens appelant à des négociations sur leur programme nucléaire. Mais le président américain a également menacé de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie et pris des sanctions supplémentaires à...
commentaires (5)

Tant mieux! Une 'Ghali Baffe' va venir et une fessee aussi. Votre peuple meurtri, on l'espere,, va se revolter et renverser ce regime assassin moyen ageux!

Cadmos

17 h 06, le 06 avril 2025

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Commentaires (5)

  • Tant mieux! Une 'Ghali Baffe' va venir et une fessee aussi. Votre peuple meurtri, on l'espere,, va se revolter et renverser ce regime assassin moyen ageux!

    Cadmos

    17 h 06, le 06 avril 2025

  • Il est vrai que le Mollahs ont toujours eu une parole et n’ont jamais trahi ou menti. Allons donc. Si ces gens étaient bien intentionnésvis à vis de la région et du monde, ils n’auraient pas semé la pagaille dans toute la région en exportant leur terrorisme dans le monde. Ils ont détruit tous les pays par où ils sont passés et viennent pleurer en accusant les autres pays de vouloir les bombarder. Ça nous rappelle d’autres dictateurs dont Poutine qui accuse l’Ukraine de vouloir l’envahir alors qu’il n’a eu de cesse de violer son territoire et de massacrer son peuple parce qu’il possède la bombe

    Sissi zayyat

    13 h 03, le 06 avril 2025

  • tRump ne veut du bien à personne …..

    Hacker Marilyn

    12 h 46, le 06 avril 2025

  • iraniens comme avec leurs disciples du hezballah, ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi est à moi aussi

    Moi

    12 h 14, le 06 avril 2025

  • Il y a toujours des objectifs pour se doter de l'arme nucléaire : Israel pour combattre les pays arabes, l'Inde et puis le Pakistan pour se combattre mutuellement etc. Si l'Iran veut se doter de l'arme nucléaire c'est ni plus ni moins à des fins militaires. L'Iran n'a pas hésité à utiliser son arsenal militaire actuel et à le délocaliser en Irak, Au Yemen, Au Liban et à sa prolifération. Ils feront de meme avec la bombe A. L'enjeu aujourd'hui dépasse le droit de l'Iran car avec les barbus

    Moi

    12 h 14, le 06 avril 2025

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