Des morceaux de l'épave du Boeing 737 de Flash Airlines qui s'est écrasé et a tué les 148 personnes à bord d'un avion de la compagnie Flash Airlines sont sortis de la mer Rouge le 27 janvier 2004. Photo d'archives AFP
Un procès est prévu à partir de novembre prochain à Paris pour le crash en 2004 à Charm el-Cheikh en Egypte d'un avion de la compagnie Flash Airlines qui avait fait 148 morts, en majorité des Français, a appris l'AFP de sources proches du dossier jeudi.
L'ex-patron de la compagnie à bas coût liquidée depuis, un Égyptien de 71 ans, sera jugé pour homicides involontaires lors de ce procès pour lequel une première audience de procédure est fixée au 24 novembre. Selon l'ordonnance des juges dont l'AFP a eu connaissance jeudi, Mohamed Nour sera jugé notamment pour avoir « créé ou contribué à créer », comme patron de Flash Airlines, « la situation qui a permis la réalisation du dommage et/ou en n'ayant pas pris les mesures permettant de l'éviter ». Il lui est notamment reproché un déficit de formation des pilotes, d'avoir octroyé trop vite au pilote de l'avion la qualité de commandant de bord, et de n'avoir pas fait respecter les temps de repos suffisants des pilotes entre les vols.
Le 3 janvier 2004, l'appareil de Flash Airlines s'était abîmé en mer Rouge trois minutes après son décollage de la station balnéaire, tuant ses 135 passagers français et ses 13 membres d'équipage. Soit l'un des accidents aériens les plus meurtriers impliquant des Français.
L'enquête judiciaire, ouverte à Bobigny, près de Paris, le jour même du drame, avait d'abord fait l'objet d'un non-lieu en 2017, l'enquête ne permettant « pas de retenir d'autre hypothèse que celle des fautes imputables à l'équipe de pilotage ».
Saisie par les familles de victimes, la cour d'appel de Paris avait ordonné en 2019 la reprise des investigations par un juge parisien, jugeant « insuffisantes » les tentatives menées au cours de l'instruction pour recueillir les explications de l'ex-président du conseil d'administration de Flash Airlines.
Après le renvoi de la procédure entre les mains d'un juge du pôle Accidents collectifs du tribunal de Paris, M. Nour avait fini par être placé fin septembre 2021 sous le statut intermédiaire de témoin assisté, puis mis en examen trois mois plus tard pour homicides involontaires.
Un procès est prévu à partir de novembre prochain à Paris pour le crash en 2004 à Charm el-Cheikh en Egypte d'un avion de la compagnie Flash Airlines qui avait fait 148 morts, en majorité des Français, a appris l'AFP de sources proches du dossier jeudi.L'ex-patron de la compagnie à bas coût liquidée depuis, un Égyptien de 71 ans, sera jugé pour homicides involontaires lors de ce procès pour lequel une première audience de procédure est fixée au 24 novembre. Selon l'ordonnance des juges dont l'AFP a eu connaissance jeudi, Mohamed Nour sera jugé notamment pour avoir « créé ou contribué à créer », comme patron de Flash Airlines, « la situation qui a permis la réalisation du dommage et/ou en n'ayant pas pris les mesures permettant de l'éviter ». Il lui est notamment reproché un déficit de formation...