Le 24 mars dernier à la veille de la fête de l’Annonciation, le mouvement des Focolaris a organisé, au centre Mariapoli de Aïn Aar, une rencontre conviviale islamo-
chrétienne autour de Marie, suivie d’un iftar. Durant cette célébration fraternelle, plusieurs témoignages touchants ont été prononcés par des personnes ayant vécu au centre lors de la guerre de 2024. En prenant la parole, l’évêque Antoine Bou Nejm, archevêque maronite d’Antélias, a tablé sur la primauté de l’aspect spirituel qui a aidé les personnes ayant fui les affres de la guerre à aller au-delà de la douleur et des épreuves. L’ancien ministre Ibrahim Chamseddine a évoqué Marie, dans sa dimension fédératrice. Le Dr Antoine Courban s’est penché, dans une grande vision de foi, sur le fait que même si les hommes ont des avis partagés sur certains points, ils restent quand même frères et sœurs dans l’humanité. Cheikh Mohammad Nokkari, porte-flambeau du dialogue interreligieux, a insisté sur le processus qui a abouti à ce que la commémoration de l’Annonciation devienne au Liban fête nationale unificatrice.
La veillée s’est terminée par un moment de détente en plein air, malgré la petite vague de froid.
Cette soirée a rappelé les paroles du premier couplet du chant scout : « Le soir étend sur la terre son grand manteau de velours et le camp calme et solitaire se recueille en ton amour... »
Les attaques et destructions israéliennes se multiplient dans la « zone tampon » occupée