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Dernières Infos - Tensions

Douze civils, en majorité alaouites, tués par des hommes armés en Syrie


Patrouille de forces fidèles au pouvoir de transition en Syrie, patrouillant dans les rues de Lataquié, dans la région Alaouite où se sont produits les massacres il y a qulques semaines. Photo d'illustration Omar HAJ KADOUR / AFP

Douze civils, en majorité alaouites, ont été tués lundi par des hommes armés dans l'ouest et le centre de la Syrie, a rapporté une ONG, trois semaines après des massacres perpétrés contre cette minorité dont est issu l'ex-président Bachar el-Assad.

Dans la province de Tartous (ouest), majoritairement alaouite, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) a fait état de six civils tués dans un village, dont un responsable local.

D'après l'OSDH, les assaillants étaient partis d’un ancien camp militaire aujourd'hui occupé par des forces relevant des ministères de la Défense et de l'Intérieur, avant de regagner leur base après l'attaque.

Les assaillants auraient, selon la même source, proféré des injures à caractère sectaire avant d'exécuter les six civils.

Dans la soirée, l'OSDH a indiqué que deux membres d'une faction relevant de la coalition armée ayant chassé Bachar el-Assad avaient été arrêtés par les forces de sécurité, « pour leur implication dans le massacre ».

Des membres des forces de sécurité se sont également déployées pour demander à cette faction qu'elle retire ses combattants de la région côtière à majorité alaouite, selon l'ONG.

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Les nouvelles autorités islamistes ont la lourde tâche de rétablir la stabilité dans une Syrie morcelée par 14 ans de guerre civile, qui passe notamment par la dissolution de nombreuses factions combattantes.

Ces factions aux allégeances multiples, doivent être intégrées au sein de la nouvelle armée nationale et des forces de sécurité.

À Homs, deux hommes armés ont pris d'assaut une maison dans un quartier où cohabitent alaouites et sunnites, tuant de sang-froid une femme et trois de ses enfants, dont une fillette, et blessant le père. La famille était alaouite, selon l’ONG.

Deux personnes sunnites qui étaient en visite chez la famille ont également été tuées, a ajouté l'Observatoire, précisant que les assaillants étaient « un agent de la sécurité générale et son fils ».

Ces attaques interviennent près de trois semaines après des massacres perpétrés sur la côte syrienne, sur fond d’affrontements entre forces de sécurité et partisans du clan Assad.

Les forces de sécurité, groupes alliés ou jihadistes étrangers sont accusés d’avoir commis les pires exactions depuis le renversement de Bachar el-Assad le 8 décembre par une coalition dirigée par les islamistes de Hay'at Tahrir el-Cham (HTC).

L’OSDH avait dénoncé des massacres contre les alaouites ayant fait plus de 1.700 morts et décimé des familles entières, notamment les 7 et 8 mars.

Avant d’exécuter ou d’épargner leurs victimes, les assaillants leur demandaient s’ils étaient alaouites ou sunnites, selon des survivants et plusieurs ONG.

L’OSDH et des militants ont publié des vidéos montrant des exécutions de civils non armés.

Plus de 21.000 personnes se sont réfugiées dans le nord du Liban, voisin de la côte syrienne, selon l’ONU.

Le président par intérim Ahmad el-Chareh, qui dirigeait HTC, a promis de poursuivre les responsables et formé une commission d'enquête indépendante, mais des exécutions sommaires et actes de vendetta ont régulièrement lieu selon l'OSDH.

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