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Moyen-Orient - Guerre De Gaza

Au moins 80 Palestiniens tués en 48h à Gaza, 15 secouristes retrouvés dans une fosse commune

Le bilan humain des frappes de l'armée israélienne depuis la reprise de son offensive contre l'enclave palestinienne le 18 mars a dépassé la barre des 1.000 morts.

Au moins 80 Palestiniens tués en 48h à Gaza, 15 secouristes retrouvés dans une fosse commune

Des membres du Croissant-Rouge palestinien et d'autres services d'urgence prient près des corps de leurs collègues sauveteurs tués une semaine plus tôt par les forces israéliennes, lors d'un cortège funèbre à l'hôpital Nasser de Khan Younes, dans le sud de la bande de Gaza, le 31 mars 2025. Eyad Baba / AFP

Au moins 80 Palestiniens ont été tués par les attaques menées par l'armée israélienne dans la bande de Gaza au cours des dernières 48 heures, selon le ministère de la Santé de l'enclave, alors que le Croissant-Rouge palestinien (PRCS) a indiqué avoir retrouvé dans une fosse commune les corps des 15 secouristes disparus depuis une semaine, après que leurs véhicules ont été la cible de tirs des forces israéliennes près de Rafah.

Malgré les festivités du Eïd el-Fitr, marquant la fin du jeûne observé pendant le mois sacré de ramadan, les frappes israéliennes sont toujours aussi intenses et meurtrières du nord au sud du territoire palestinien, où au moins 80 Palestiniens ont été tués pendant les dernières 48 heures et 305 autres blessés.

Plusieurs raids à Khan Younès, ordres d'évacuation à Rafah

Selon les correspondants locaux d'al-Jazeera, les frappes israéliennes de lundi ont tué notamment 18 personnes à Khan Younès, dont plusieurs enfants, dans trois raids distincts, et ont également ciblé les localités de Deir el-Balah, d'al-Zuwayda, d'al-Musaddar, d'al-Mawassi, ainsi que les camps de réfugiés de Jabalia et de Maghazi, ou encore Gaza-ville, d'après les rapports des correspondants locaux d'al-Jazeera.

Cette dernière attaque en date menée par l'aviation israélienne a visé un immeuble résidentiel dans la rue Yaffa, à Gaza-ville, tuant au moins dix personnes, dont trois enfants, a détaillé média qatari, qui précise qu'un « nombre non identifié » de blessés a été transféré à l'hôpital baptiste al-Ahli.

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Par ailleurs, le porte-parole arabophone de l'armée israélien, Avichay Adraee, a émis un nouvel ordre d'évacuation forcée, le plus important depuis la reprise de la guerre, à l'attention des habitants de la ville de Rafah, où résident près de 50.000 Palestiniens dans le sud du territoire assiégé, avertissant que les soldats israéliens allaient bientôt y « reprendre des opérations de combat intenses ». « Pour votre sécurité, vous devez immédiatement fuir vers al-Mawassi », a-t-il écrit. Considéré comme une « zone humanitaire sûre », le secteur d'al-Mawassi a de nouveau été pris pour cible par un raid israélien, comme ce fut régulièrement le cas depuis le début de la guerre.

En outre, l'armée israélienne a affirmé avoir détruit « un tunnel souterrain d'un kilomètre de long appartenant à l'organisation terroriste du Hamas » et indiqué que ses troupes ont localisé « un atelier de fabrication de roquettes et de lanceurs ». « Jusqu'à présent, les troupes de la division ont éliminé plus de 50 terroristes », depuis le début de sa nouvelle offensive terrestre, a ajouté l’armée israélienne.

Le nombre de morts et de blessés depuis la reprise par l'armée israélienne de son offensive contre l'enclave palestinienne 18 mars 2025, rompant unilatéralement le cessez-le-feu conclu avec le Hamas mi-janvier, s'élève désormais à plus de 1.000 morts et 2.359 blessés, a annoncé le ministère de la Santé de Gaza. De quoi faire grimper le bilan humain de la guerre en cours depuis octobre 2023 d'Israël contre Gaza à 50.357 personnes et 114.400 blessés, en majorité des civils, sans compter les milliers de disparus sous les décombres.

« Corps ligotés »

Le Croissant-Rouge palestinien a officialisé lundi matin via un communiqué la découverte dans une fosse commune des corps des 15 secouristes disparus depuis une semaine, après que leurs véhicules ont été la cible de tirs des forces israéliennes lors d'une intervention dans le quartier de Tal al-Sultan, dans l'ouest de la ville de Rafah.

L'organisation de secouristes a indiqué que huit des corps ont été identifiés comme étant ceux de membres du Croissant-Rouge palestinien, six comme étant ceux de membres de la Défense civile de Gaza et un comme étant celui d'un employé de l'Unrwa, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens. Un secouriste du Croissant-Rouge est toujours porté disparu.

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« Nous avons le cœur brisé. Ces humanitaires dévoués, tués alors qu'ils venaient en aide aux blessés et auraient dû être protégés », a déclaré le PRCS dans un communiqué publié sur X, qualifiant le meurtre de ses collaborateurs de « crime de guerre » et de « tragédie non seulement pour nous, le Croissant-Rouge palestinien, mais aussi pour le travail humanitaire et l'humanité », tout en demandant l'ouverture d'une « enquête immédiate et urgente pour que justice soit rendue aux victimes de ce massacre ».

Le ministère de la Santé de Gaza a précisé que « certains de ces corps étaient ligotés et avaient reçu une balle dans la poitrine » et que ces derniers avaient été « enterrés dans un trou profond pour empêcher leur identification ». « Les organisations des Nations unies et les organismes internationaux compétents doivent mener une enquête urgente sur ces crimes et à demander des comptes à l'occupant pour les avoir commis », a clamé le ministère dans un communiqué.

408 humanitaires tués à Gaza depuis le début de la guerre, selon l'ONU

Des recherches ont été menées tout au long de la semaine dernière par les collègues de ces 15 travailleurs humanitaires, qui avaient disparu dimanche 23 mars après une intervention. L'officialisation de leur décès a provoqué une vague de réactions indignées, dont celle du directeur de l'Unrwa, Philippe Lazzarini : « Nous sommes dévastés de confirmer la mort de deux nouveaux collègues de l'Unrwa et de huit travailleurs humanitaires et secouristes du Croissant-Rouge palestinien. Cela porte à 408 le nombre de travailleurs humanitaires tués, dont plus de 280 employés de l'Unrwa, depuis le début de la guerre il y a un an et demi » a-t-il écrit sur X.

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Le bureau des médias du gouvernement de Gaza a détaillé ces attaques israéliennes contre le secteur médical et d'urgence à Gaza depuis le début de l'offensive israélienne, indiquant qu'un total de 1 402 soignants et secouristes ont été tués par Israël, ciblés sur leurs lieux de travail et dans leurs véhicules, auxquels s'ajoutent les arrestations de 362 professionnels de santé arrêtés, dont trois médecins tués sous la torture dans les prisons israéliennes.

De son côté, l'armée israélienne a reconnu avoir attaqué des ambulances et des camions de pompiers dans le sud de l'enclave, après les avoir identifiés comme des « véhicules suspects utilisés à des fins terroristes ». « Après une première enquête, il a été déterminé que certains des véhicules suspects étaient des ambulances et des camions de pompiers. Les soldats ont riposté en ouvrant le feu sur les véhicules suspects, éliminant plusieurs terroristes du Hamas et du Jihad islamique », a écrit la troupe dans un communiqué transmis à l'AFP.

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Le Hamas a également réagi en condamnant « dans les termes les plus forts le crime odieux commis par l'ennemi ». « Ce crime confirme que nous sommes face à un ennemi criminel et sadique, dépourvu de toute valeur humaine et méprisant le droit international, le droit humanitaire international et les conventions de Genève », a écrit le mouvement palestinien dans une déclaration publiée sur sa chaîne Telegram.

Par ailleurs, un responsable du mouvement palestinien a appelé lundi « quiconque peut porter des armes » à combattre n'importe où le projet du président américain, Donald Trump, de déplacer de force les habitants de la bande de Gaza et de prendre le contrôle du territoire palestinien.

« Face à ce plan diabolique, qui combine massacres et famine, toute personne capable de porter une arme où que ce soit dans le monde doit passer à l'action », a déclaré dans un communiqué Sami Abou Zouhri. « Ne gardez pas un explosif, une balle, un couteau ou une pierre. Que chacun sorte de son silence », a-t-il ajouté.

Cet appel intervient au lendemain de la proposition du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, de laisser les dirigeants du parti islamiste de quitter l'enclave à condition que celui-ci dépose les armes et qu'une vague inédite de manifestations réclamant la fin des bombardements israéliens mais aussi le départ du Hamas du pouvoir a animé les rues de plusieurs régions de la bande de Gaza la semaine dernière.

Au moins 80 Palestiniens ont été tués par les attaques menées par l'armée israélienne dans la bande de Gaza au cours des dernières 48 heures, selon le ministère de la Santé de l'enclave, alors que le Croissant-Rouge palestinien (PRCS) a indiqué avoir retrouvé dans une fosse commune les corps des 15 secouristes disparus depuis une semaine, après que leurs véhicules ont été la cible de tirs des forces israéliennes près de Rafah.Malgré les festivités du Eïd el-Fitr, marquant la fin du jeûne observé pendant le mois sacré de ramadan, les frappes israéliennes sont toujours aussi intenses et meurtrières du nord au sud du territoire palestinien, où au moins 80 Palestiniens ont été tués pendant les dernières 48 heures et 305 autres blessés.Plusieurs raids à Khan Younès, ordres d'évacuation à RafahSelon les...
commentaires (1)

Pourquoi cela s'arrêterait-il? Israël jouit d'une impunité totale, porté par le feu vert de Trump et le silence criminel et hypocrite de l'occident. Dire ouvertement ce qui s'est passé, c'est déjà faire preuve d'"antisémitisme" et les sionistes louent Israël de son humanité puisque son armée "avertit" les futures victimes de dégager pour les envoyer plus loin où de toute façon ils les tueront !

Politiquement incorrect(e)

20 h 05, le 31 mars 2025

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  • Pourquoi cela s'arrêterait-il? Israël jouit d'une impunité totale, porté par le feu vert de Trump et le silence criminel et hypocrite de l'occident. Dire ouvertement ce qui s'est passé, c'est déjà faire preuve d'"antisémitisme" et les sionistes louent Israël de son humanité puisque son armée "avertit" les futures victimes de dégager pour les envoyer plus loin où de toute façon ils les tueront !

    Politiquement incorrect(e)

    20 h 05, le 31 mars 2025

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