Le ministre des Finances Yassine Jaber. Photo ANI
Le ministre des Finances Yassine Jaber a assuré vendredi que « les critères du choix du gouverneur de la Banque du Liban (BDL) sont purement souverains et nationaux », rejetant toutes les rumeurs et informations de presse sur des pressions internationales dans le choix de la personne qui occupera cette fonction.
Le poste de gouverneur de la BDL, traditionnellement occupé par un chrétien maronite, est vacant depuis le départ à la retraite de l’ancien gouverneur Riad Salamé, aujourd’hui en détention dans le cadre de poursuites engagées contre lui. Wassim Mansouri occupe cette fonction par intérim depuis 2023. Cette charge est particulièrement sensible dans un pays qui a connu l’une des pires crises économiques et financières dans le monde. Les rumeurs vont bon train concernant des pressions internationales, notamment de la part des États-Unis, pour le choix de la personnalité qui sera désignée.
Dans une déclaration qui fait suite à de multiples rencontres cette semaine avec des représentants du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), M. Jaber a estimé que « le rétablissement du secteur économique, le redressement de l’administration publique et la stabilité monétaire sont le cadre nécessaire à tout accord avec ces institutions internationales, celles-ci ayant manifesté leur aptitude à offrir tout le soutien technique et économique nécessaire pour la modernisation et la transparence, qui aideront tous les secteurs à renforcer leurs liens avec les administrations de l’État ».
La stabilité, a poursuivi le ministre, est le seul moyen d’attirer les investissements et les aides, en vue de la reconstruction des régions détruites par la dernière guerre entre le Hezbollah et Israël d’une part, et en vue du redressement économique d’autre part. Il a évoqué « la restructuration du secteur bancaire qui lui permettra de retrouver son rôle prépondérant et rendre leurs avoirs aux déposants ».



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