Le président du Parlement Nabih Berry accueillant une délégation de l’Association de spécialisation et d’orientation scientifique, au siège de la présidence du Parlement à Aïn el-Tiné, le vendredi 14 mars. Photo al-Markaziya.
« Le Liban n’acceptera sous aucun prétexte, quelles que soient les pressions, de céder ne serait-ce qu’un pouce de sa terre, une seule parcelle de son sol ou un quelconque de ses droits souverains », a affirmé vendredi le président du Parlement Nabih Berry, a rapporté l'agence locale al-Markaziya.
Nabih Berry a ainsi fait valoir que le Liban usera « de tous les moyens disponibles pour protéger ces droits, les préserver et libérer ce qui reste de son territoire sous occupation israélienne ». « La sauvegarde du Liban, c'est la sauvegarde du Sud, et sa protection est une responsabilité nationale commune. Elle doit être un point de convergence et d'unité, et non un point de divergence », a-t-il ajouté.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait affirmé jeudi que l’État hébreu « ne renoncera pas » aux cinq positions considérées comme « stratégiques » qu'il occupe au Liban. Malgré l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre dernier, qui stipule notamment le retrait israélien progressif des villages occupés au Liban-Sud sur une durée initiale de 60 jours, prolongée finalement jusqu'au 18 février, l'armée israélienne demeure présente au Liban-Sud sur cinq points le long de la Ligne bleue.
Mécanisme unifié pour les nominations
« Croyez-moi, si nous sommes unis, nous pourrons surmonter tous les défis auxquels le Liban est confronté, a encore dit M. Berry. Par l'unité, nous avons triomphé, et par la division et la fragmentation, le Liban a souffert de malheurs et de dangers qui ont menacé l'existence même de notre nation. Aujourd'hui, plus que jamais, tout le monde est appelé à renforcer l'esprit d'unité et à évoquer toutes les actions qui rapprochent les Libanais, tout en s'éloignant de ce qui pourrait les diviser. »
Sur les dossiers internes, et au lendemain de premières nominations militaires et sécuritaires, le président de la Chambre a exprimé l'espoir « que soit adopté un mécanisme unifié pour les nominations administratives, conformément aux critères de compétence et d’intégrité ». Il a ajouté que « le rythme actuel du travail, qu'il s'agisse des nominations initiées par le gouvernement ou de la réactivation de l’administration publique, conduira inévitablement le Liban sur la voie de la sortie de ses crises. »
Concernant la question des déplacés syriens enfin, il a affirmé qu'il était « inacceptable que cette question demeure dans son état actuel », appelant la « la communauté internationale, après les changements survenus en Syrie, à aborder ce dossier au plus vite, de manière à préserver la stabilité du Liban et à garantir le retour des déplacés dans leur pays d'origine, la Syrie ».
L'ancien Premier ministre Nagib Mikati a formulé vendredi une demande similaire, tandis que la région du Akkar (Liban-Nord) accueille 9 741 nouveaux réfugiés syriens à majorité alaouite, soit 2 075 familles, qui ont fui la Syrie vers le Liban en passant par des points illégaux et en traversant le fleuve Nahr el-Kabir, qui délimite la frontière entre les deux pays. Ils fuient les massacres dans l’Ouest perpétrés par des miliciens proches des nouvelles autorités syriennes, dont l'Armée nationale syrienne (ANS, pro-turque). Plus de mille victimes civiles, en majorité alaouites, ont été dénombrées depuis le 6 mars, selon les chiffres de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).



Il continue à se comporter comme si notre pays était sa propriété. Notre président a face à lui un vice président autoproclamé qui, grâce au traitement de faveur qu’on lui réserve encore veut diriger le pays en instaurant des lois contraire à notre constitution. Celui qui a ruiné, détruit le pays avec un parti vendu, et délogé des habitants de leurs régions n’a pas le droit de parler de constructions et d’unité et encore moins d’exiger quoi que ce fut. Il serai temps de de être de ses fonctions s’il persiste à jouer au roi zéro.
10 h 58, le 15 mars 2025