Une photo des travaux de construction sur le site de Tyr. Photo tirée du compte Facebook de Green Southerners
Un projet de construction controversé dans la ville de Tyr, dont les travaux ont déjà empiété sur la zone tampon de la réserve marine selon des observateurs de la région, a été arrêté temporairement par une décision de la juge des référés de la région, Yolla Ghotaimi, suite à une plainte déposée par l’association « Green Southerners ». La magistrate a nommé un expert en environnement pour inspecter les lieux.
Le projet en question, entrepris dans un terrain appartenant au ministère de la Défense et destiné de toute évidence aux officiers de l’armée, avait soulevé une vive polémique auprès de la société civile à un niveau local et national, après que les activistes ont constaté que le forage et les structures en béton se rapprochaient dangereusement de la frontière de la partie scientifique et fermée de la réserve. La zone renfermerait aussi des vestiges archéologiques importants, selon eux.
Ces activistes, regroupés dans le cadre d’une campagne civile baptisée « Protéger la plage et la réserve de Tyr », reprochent aussi aux entrepreneurs de ne pas avoir effectué une étude d’impact environnemental, une nécessité dans une zone aussi écologiquement sensible. La ministre de l’Environnement, Tamara el-Zein, avait confirmé à L’Orient-Le Jour qu’aucune étude n’avait été soumise à son ministère et qu’elle allait elle-même envoyer une requête à ce sujet.
L’association « Green Southerners » (Les sudistes verts) salue, dans son communiqué, l’action de la juge des référés et assure suivre de près le déroulement de l’action en justice.


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