Le leader druze et ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt. Photo tirée du compte X du PSP
Le leader druze et ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a fortement critiqué jeudi des partisans de sa formation responsables de tirs en l’air deux jours plus tôt dans la localité de Aley. Il est allé jusqu’à leur demander de ne pas participer à la cérémonie de commémoration du 48e anniversaire de l’assassinat de son père Kamal Joumblatt, organisée dimanche à Moukhtara. « Les temps ont changé et nous ne sommes plus une milice armée », a-t-il martelé. « Ce qui s’est passé à Aley, les manifestations aléatoires, les tirs et les comportements de foule me poussent à dire qu’il semble que le fossé intellectuel entre Kamal Joumblatt et ses partisans soit très grand. Il paraît que certains n’ont pas compris le message humaniste qu’il cherchait à transmettre », a déploré Walid Joumblatt, cité par le journal du parti al-Anba’.
Le leader druze faisait référence à des incidents survenus mardi lors d’un événement de commémoration de l’assassinat de Kamal Joumblatt. « Ces jeunes qui tirent de manière aléatoire nuisent non seulement au parti mais aussi à la société. Ces comportements auront des répercussions négatives », a dénoncé M. Joumblatt. S’adressant directement aux auteurs des tirs, il a ajouté : « Je ne veux pas que vous veniez à Moukhtara (village du leader druze) le 16 mars, car votre présence serait une offense à la mémoire et à la pensée de Kamal Joumblatt. »
Cette année, la commémoration de l’assassinat de Kamal Joumblatt, tué près d’un poste de contrôle syrien pendant la guerre civile libanaise, revêt une dimension particulière. Pour cause, les nouvelles autorités syriennes ont récemment annoncé avoir arrêté Ibrahim Houeija, ancien chef des services de renseignements de l’armée de l’air syrienne, soupçonné notamment d’être impliqué dans l’assassinat du leader druze en 1977. Cette arrestation est intervenue dans le cadre d’importantes opérations lancées par les nouvelles forces de sécurité syriennes dans l’ouest de la Syrie après des affrontements sans précédent avec des miliciens fidèles à l’ex-président Bachar el-Assad, renversé le 8 décembre 2024.



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