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Dernières Infos - Mer Rouge

Plus de 180 personnes portées disparues dans le naufrage de bateaux de migrants au large du Yémen et de Djibouti

Au moins 180 personnes sont portées disparues au large du Yémen et une a péri près des côtes de Djibouti dans le naufrage d'embarcations transportant des migrants, a indiqué vendredi à l'AFP l'agence de l'ONU pour les migrations (OIM).

Pour l'organisation onusienne, l'espoir est mince de retrouver encore des survivants près des côtes du Yémen.

Deux embarcations ont échoué tard jeudi près des côtes de Djibouti et deux autres face aux côtes du Yémen.

L'un des bateaux au large des côtes yéménites transportait 31 personnes, et l'autre environ 150, dont une immense majorité d'Ethiopiens, a affirmé à l'AFP Abdusattor Esoev, chef de mission de l'OIM au Yémen.

« Nous parlons donc de 186 personnes qui ont peut être péri en mer (...) Nous travaillons avec les autorités yéménites pour voir si nous pouvons trouver des survivants, mais j'ai peur qu'il n'y en ait pas », a-t-il poursuivi.

Selon l'OIM, les mauvaises conditions météorologiques, une forte houle et des vents violents, ont causé les naufrages.

Parallèlement, à Djibouti, « les bateaux ont chaviré près de la plage à cause des vents violents », a développé M. Esoev, précisant qu'au moins une personne a été retrouvée morte.

« Mais les autres ont pu être secourues », a-t-il ajouté sans donner de chiffres.

« Le nombre de personnes qui arrivent au Yémen en provenance d'Ethiopie et de Djibouti ne diminue malheureusement pas », a également déploré Abdusattor Esoev, évoquant notamment des migrants en provenance de la région éthiopienne septentrionale du Tigré, qui a été ravagée entre 2020 et 2022 par une guerre.

« Année la plus meurtrière »

En 2024, au moins 558 personnes sont mortes en empruntant la « Route de l'Est », entre la Corne de l'Afrique et le Yémen, soit « l'année la plus meurtrière pour les traversées maritimes de migrants » sur cette route, selon l'OIM.

Selon l'organisation onusienne, le nombre de migrants y a augmenté de 13% entre 2023 et 2024, passant de 395.000 à 446.194.

Selon l'OIM, l'année 2024 « a été marquée par six naufrages majeurs causés par l'utilisation de bateaux inaptes à la navigation, le remplissage excessif des navires, la navigation dans de mauvaises conditions maritimes et les passeurs forçant les gens à débarquer en mer ».

En octobre 2024, au moins 48 personnes sont mortes quand des migrants ont été abandonnés en pleine mer et forcés de sauter par-dessus bord.

Chaque année, des dizaines de milliers de migrants de la Corne de l'Afrique, souvent originaires d'Ethiopie et de Somalie, empruntent la « Route de l'Est » et franchissent la mer Rouge, pour tenter d'atteindre les pays du Golfe riches en pétrole, fuyant les conflits, les catastrophes naturelles et les perspectives économiques médiocres dans leur pays.

Les migrants qui parviennent à atteindre le Yémen sont souvent confrontés à d'autres menaces pour leur sécurité dans ce pays le plus pauvre de la péninsule arabique, en proie à une guerre civile depuis plus de dix ans.

La plupart tentent de rejoindre l'Arabie saoudite et d'autres pays du Golfe où ils pourront travailler comme ouvriers ou employés de maison.

Dans leurs efforts pour atteindre ces pays, l'OIM a déclaré que les migrants étaient « confrontés à l'exploitation, à la violence et à des conditions qui mettent leur vie en danger tout au long de leur parcours ».

Au moins 180 personnes sont portées disparues au large du Yémen et une a péri près des côtes de Djibouti dans le naufrage d'embarcations transportant des migrants, a indiqué vendredi à l'AFP l'agence de l'ONU pour les migrations (OIM). Pour l'organisation onusienne, l'espoir est mince de retrouver encore des survivants près des côtes du Yémen.Deux embarcations ont échoué tard jeudi près des côtes de Djibouti et deux autres face aux côtes du Yémen.L'un des bateaux au large des côtes yéménites transportait 31 personnes, et l'autre environ 150, dont une immense majorité d'Ethiopiens, a affirmé à l'AFP Abdusattor Esoev, chef de mission de l'OIM au Yémen. « Nous parlons donc de 186 personnes qui ont peut être péri en mer (...) Nous travaillons avec les autorités yéménites pour voir si nous...