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Le dossier des 2,5 millions de dollars saisis à l’aéroport de Beyrouth transmis au juge d'instruction du Mont-Liban


Le dossier des 2,5 millions de dollars saisis à l’aéroport de Beyrouth transmis au juge d'instruction du Mont-Liban

Un des halls de l’Aéroport international de Beyrouth. Photo d'archives L'OLJ

L'affaire des 2,5 millions de dollars en espèces, saisis dans la valise d'un passager arrivé le 28 février à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) et qui auraient été destinés au Hezbollah, est examinée par les différentes instances judiciaires. Le procureur général par intérim près du parquet de cassation, Jamal Hajjar, a engagé des poursuites dans le cadre de cette affaire, avant de transférer le dossier au nouvel avocat général près du parquet d’appel du Mont-Liban, Sami Sader, qui a succédé lundi à Ghada Aoun. Le juge Sader a ensuite déféré le dossier mercredi au premier juge d’instruction près la Cour d’appel du Mont-Liban, Nicolas Mansour, selon une source judiciaire contactée par L'Orient-Le Jour. Ce dernier a transmis à son tour l'affaire au juge d'instruction Kamal Nassar.

La propriété de cet argent, qui était transporté par un homme arrivant de Turquie, a bien été revendiquée en début de semaine par le Conseil supérieur chiite (CSC), la plus haute instance religieuse de la communauté chiite au Liban, confirme cette source à L'OLJ. Le CSC, réputé proche du parti de Dieu, a adressé une note à la justice libanaise pour demander de récupérer cette somme qui lui serait destinée et qui consisterait en donations reçues d’organisations à l’étranger. Contacté mardi par L’Orient-Le Jour, le porte-parole du CSC avait dit ne pas avoir d’informations à ce sujet. 

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Le Conseil supérieur chiite destinataire des 2,5 millions de dollars saisis à l’aéroport de Beyrouth ?

Le 28 février, trois sources concordantes avaient confirmé à l’agence Reuters la saisie à l’AIB de 2,5 millions de dollars en liquide destinés au Hezbollah. L’une de ces sources avait toutefois indiqué qu’il s’agissait de la première saisie de ce type.

Selon des informations de la chaîne MTV lundi, le suspect arrêté à l’AIB s’était vu remettre l’argent à la zone franche de l’aéroport Sabiha Gökcen d’Istanbul par un homme venu d’Iran. Le suspect, qui était parti sans bagages, serait alors rentré avec une valise à Beyrouth. La MTV affirme détenir des informations selon lesquelles l’argent était destiné au Hezbollah, ce que le voyageur nie. 

La situation financière du Hezbollah s’est fortement détériorée après 13 mois de guerre contre Israël et la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie début décembre, coupant ainsi la ligne d’approvisionnement directe entre Téhéran et le mouvement chiite. Des difficultés d’approvisionnement aggravées par le contrôle renforcé des frontières terrestres, maritimes et aériennes, et la surveillance accrue, par Washington et Tel-Aviv, des filières alternatives de contrebande opérant via la Turquie.

Israël avait à plusieurs reprises accusé le parti chiite d’utiliser le seul aéroport du Liban pour recevoir des armes et de l’argent en provenance d’Iran. Le 17 février, Beyrouth avait annoncé la prolongation sine die de la suspension des vols en provenance et à destination de l’Iran, après avoir refusé d’accorder des autorisations d’atterrissage pour deux vols de la compagnie Mahan Air, en raison de menaces israéliennes de bombarder l’aéroport de Beyrouth. Ces interdictions avaient provoqué des manifestations de partisans du Hezbollah, qui ont bloqué la route menant à l’AIB, près de la banlieue sud de la capitale où le parti est fortement implanté.

L'affaire des 2,5 millions de dollars en espèces, saisis dans la valise d'un passager arrivé le 28 février à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB) et qui auraient été destinés au Hezbollah, est examinée par les différentes instances judiciaires. Le procureur général par intérim près du parquet de cassation, Jamal Hajjar, a engagé des poursuites dans le cadre de cette affaire, avant de transférer le dossier au nouvel avocat général près du parquet d’appel du Mont-Liban, Sami Sader, qui a succédé lundi à Ghada Aoun. Le juge Sader a ensuite déféré le dossier mercredi au premier juge d’instruction près la Cour d’appel du Mont-Liban, Nicolas Mansour, selon une source judiciaire contactée par L'Orient-Le Jour. Ce dernier a transmis à son tour l'affaire au juge d'instruction Kamal Nassar.La...