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Société - Focus

Sexe, dollars et précarité : plongée dans la prostitution masculine au Liban

Qu’ils exercent par choix, par nécessité ou par pur plaisir, les travailleurs du sexe seraient plus nombreux depuis la crise de 2019, malgré la prohibition et les stigmates qui entourent la profession.

Sexe, dollars et précarité : plongée dans la prostitution masculine au Liban

Illustration Jaimee Lee Haddad/L ’Orient-Le Jour

« Je ne sais pas si j’ai envie de vous parler. Les médias ont détruit ma vie. » L’accueil a été rapide et froid. Dans la chambre 634 d’un vieil hôtel désaffecté de Maameltein, près de Jounieh, le jeune homme au teint mat s’affale sur le canapé, glisse ses pieds nus hors de ses sandales. « On est à la fin du mois et je n’ai gagné que 50 dollars. C’était avant-hier. Un mec que j’ai rejoint dans un hôtel », lance-t-il, blasé. Puis il se redresse soudain, comme anticipant la prochaine question : « Non, je ne te dirai pas ce qu’on a fait. » Peu importent les détails : « Moi, ce que je vois, ce sont les dollars. » Sur l’écran de son smartphone, une myriade d’icônes : Grindr, Massage Republic, Hornet, Rent Men… Des applications de rencontre utilisées par nombre d’hommes au Liban pour y brader leurs charmes, contre des sommes souvent modiques.«...
« Je ne sais pas si j’ai envie de vous parler. Les médias ont détruit ma vie. » L’accueil a été rapide et froid. Dans la chambre 634 d’un vieil hôtel désaffecté de Maameltein, près de Jounieh, le jeune homme au teint mat s’affale sur le canapé, glisse ses pieds nus hors de ses sandales. « On est à la fin du mois et je n’ai gagné que 50 dollars. C’était avant-hier. Un mec que j’ai rejoint dans un hôtel », lance-t-il, blasé. Puis il se redresse soudain, comme anticipant la prochaine question : « Non, je ne te dirai pas ce qu’on a fait. » Peu importent les détails : « Moi, ce que je vois, ce sont les dollars. » Sur l’écran de son smartphone, une myriade d’icônes : Grindr, Massage Republic, Hornet, Rent Men… Des applications de rencontre utilisées par nombre d’hommes au Liban pour y brader...
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