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Moyen-Orient - Égypte

En grève de la faim, la mère de l'opposant Alaa Abdel Fattah risque la mort selon son médecin

Laila Soueif, mère de l'activiste britannico-égyptien emprisonné Alaa Abdel Fattah, participe à une veillée en face du 10 Downing Street, dans le centre de Londres, le 5 février 2025. Photo AFP / ADRIAN DENNIS

La mère de l'opposant égypto-britannique Alaa Abdel Fattah présente désormais un "risque élevé de mort" après 150 jours d'une grève de la faim entamée pour obtenir la libération de son fils emprisonné au Caire, selon son médecin.

Laila Soueif, 68 ans, qui appelle le Premier ministre britannique Keir Starmer à réclamer directement auprès du président égyptien Abdel Fattah Sissi la libération de son fils, n'a ingéré que du café, du thé et des sachets de réhydratation depuis le début de sa grève de la faim en septembre. Elle a perdu près de 30 kilos. 

"Son état est désormais extrêmement grave", avec "une hypoglycémie sévère" qui pose un "risque immédiat pour sa vie" et un "risque élevé de mort subite en cas de poursuite" de sa grève de la faim, a indiqué le docteur qui suit Laila Soueif à l'hôpital Guy et St Thomas de Londres, dans une lettre publiée par ses proches mercredi.

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Alaa Abdel Fattah, célèbre blogueur et opposant politique, a été arrêté en septembre 2019 après avoir partagé un texte sur la torture dans les geôles égyptiennes. Il a été condamné à cinq ans de prison pour "diffusion de fausses informations" en 2021. Depuis, sa famille se bat pour obtenir sa libération, notamment auprès des autorités britanniques. Le militant a obtenu la nationalité britannique en 2022 en prison, par l'intermédiaire de sa mère née au Royaume-Uni.

Laila Soueif avait été hospitalisée lundi soir, du fait de niveaux de sucre "dangereusement bas" dans son sang et d'une baisse de sa tension artérielle, avaient indiqué mardi ses proches. Mi-février, elle avait rencontré Keir Starmer, qui s'était engagé à faire "tout ce qui est en (son) pouvoir" pour obtenir la libération de l'opposant.

Avant leur échange, elle avait manifesté quasi quotidiennement devant Downing Street, et avait également rencontré le ministre des Affaires étrangères David Lammy, qui s'est rendu au Caire en janvier pour réclamer la libération d'Alaa Abdel Fattah. Ce militant des droits humains de 43 ans est une figure de la révolution de 2011 qui a renversé le président Hosni Moubarak. 


La mère de l'opposant égypto-britannique Alaa Abdel Fattah présente désormais un "risque élevé de mort" après 150 jours d'une grève de la faim entamée pour obtenir la libération de son fils emprisonné au Caire, selon son médecin.

Laila Soueif, 68 ans, qui appelle le Premier ministre britannique Keir Starmer à réclamer directement auprès du président égyptien Abdel Fattah Sissi la libération de son fils, n'a ingéré que du café, du thé et des sachets de réhydratation depuis le début de sa grève de la faim en septembre. Elle a perdu près de 30 kilos. 

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