Le chef du Hezbollah pro-iranien a affirmé dimanche, lors des funérailles à Beyrouth de son prédécesseur Hassan Nasrallah, tué par Israël, refuser que les Etats-Unis "contrôlent" le Liban.
"Nous n'accepterons pas au Liban que le tyran américain contrôle notre pays", a assuré Naïm Qassem, lors d'un discours télévisé retransmis en direct sur des écrans géants.
"Vous n'obtiendrez pas en politique ce que vous n'avez pas obtenu par la guerre", a-t-il ajouté, devant des dizaines de milliers de partisans.
Le Liban s'est doté d'un nouveau président et d'un nouveau gouvernement soutenus par Washington, principal allié d'Israël.
Une responsable américaine, Morgan Ortagus, avait déclaré le 7 février lors d'une visite à Beyrouth que "le Hezbollah a(vait) été vaincu par Israël" et s'était dite reconnaissante envers cet "allié (...) pour l'avoir défait".
Le Hezbollah avait alors dénoncé une "ingérence flagrante".
"Sachez, Américains, que même si nous sommes silencieux maintenant et que vous (..) essayez de faire pression sur les responsables et sur le Liban, vous ne réussirez pas à atteindre vos objectifs", a martelé Naïm Qassem dimanche.
"La résistance contre Israël n'est pas finie, elle se poursuit", a-t-il ajouté, alors que des avions israéliens survolaient Beyrouth à basse altitude. Hassan Nasrallah "reste vivant en nous. Nous resterons fidèles au legs confié et nous continuerons sur cette voie".
Le Hezbollah a attendu le retrait presque complet de l'armée israélienne du sud du Liban, le 18 février, pour organiser son premier rassemblement populaire depuis la fin de la guerre avec Israël.
Hassan Nasrallah, qui a dirigé le Hezbollah pendant 32 ans, a été tué le 27 septembre dans une frappe israélienne sur la banlieue sud de la capitale, bastion du mouvement armé chiite.
L'aviation israélienne a mené dimanche des frappes répétées sur le sud et l'est du Liban, malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 27 novembre, après deux mois de guerre ouverte avec le Hezbollah.
Les deux parties s'accusent de violations de l'accord, conclu sous l'égide des Etats-Unis et de la France qui sont chargés de veiller à son bon déroulement.
Le Hezbollah a dominé pendant des années la scène politique libanaise.
Mais le parti, considérablement affaibli par sa guerre contre Israël, est contesté par de nombreux Libanais qui lui reprochent d'avoir ouvert un front contre Israël sans les consulter, au début de la guerre à Gaza, et d'être "un Etat dans l'Etat".
lar/jos/cab
© Agence France-Presse
"Nous n'accepterons pas au Liban que le tyran américain contrôle notre pays", a assuré Naïm Qassem, lors d'un discours télévisé retransmis en direct sur des écrans géants.
"Vous n'obtiendrez pas en politique ce que vous n'avez pas obtenu par la guerre", a-t-il ajouté, devant des dizaines de milliers de partisans.
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