Un panneau avec les portraits (de g. à d.), du général iranien Kassem Soleimani, de Hassan Nasrallah et Hachem Safieddine, sur la route de l'aéroport dans la banlieue-sud de Beyrouth, le 19 février 2025. Photo AFP/ANWAR AMRO
À deux jours des funérailles de l'ex-chef du Hezbollah Hassan Nasrallah, au cours d'un événement que le parti chiite veut populaire et massif, l'élu américain Joe Wilson a estimé que « tout politicien libanais » qui y sera présent sera « complice du régime iranien ».
« Tout politicien libanais qui participera aux obsèques du terroriste meurtrier Hassan Nasrallah est complice du régime iranien », a écrit M. Wilson sur la plateforme X. Téhéran avait affirmé qu'il sera représenté « à un haut niveau », tandis que ses alliés au Yémen, les rebelles houthis, ont confirmé l'envoi d'une délégation à Beyrouth pour les cérémonies funéraires de l'ancien secrétaire général du Hezbollah et de son successeur Hachem Safieddine, tués fin septembre et début octobre dans des frappes israéliennes dans la banlieue-sud de Beyrouth.
La question de la participation officielle aux funérailles fait débat au Liban. Si le nouveau président Joseph Aoun n'y sera pas, tout comme le Premier ministre Nawaf Salam, plusieurs partis ont affirmé qu'ils seraient représentés. Le Parti socialiste progressiste (PSP, joumblattiste), qui a pourtant appelé dernièrement à la « fin des milices » comme le Hezbollah, a néanmoins souhaité jeudi que ces obsèques soient un « moment d'unité » pour le pays. En début de semaine, l'homme d’affaires émirati Khalaf Ahmad al-Habtoor avait mis en garde contre « la fin du Liban » en cas de représentation officielle aux funérailles.
Réunion avec Netanyahu
Le républicain Joe Wilson est un partisan de Donald Trump. Il se trouvait hier en Israël, où il a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu, selon un message publié également sur X. Il a évoqué au cours de cette réunion sa position concernant le changement de régime en Syrie.
« J'ai exprimé mon point de vue selon lequel une Syrie démocratique serait un avantage net pour toutes les parties », avait-il notamment écrit, appelant M. Netanyahu à « saluer les efforts régionaux visant à promouvoir l'égalité des droits de l'homme, des élections démocratiques et l'État de droit en Syrie ».
M. Wilson faisait partie d'un groupe d'élus de la Chambre des représentants qui avaient effectué en août 2023 une rare visite dans le nord de la Syrie, encore considéré alors comme une zone « rebelle » avant la chute du régime de Bachar el-Assad, début décembre 2024. Ils étaient allés uniquement dans les zones sous contrôle turc et non dans celles détenues alors par le groupe jihadiste Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), qui était à la tête de la coalition ayant renversé l'ancien régime.
L'élu américain s'est également illustré ces dernières semaines par sa campagne contre le président tunisien Kaïs Saïed, qu'il a comparé à Bachar el-Assad, affirmant qu'il « finirait par tomber » comme l'ex-président syrien.



Wilson serves as the Chair of the U.S. Helsinki Commission. Wilson is a member of the Republican Study Committee, Chair of the RSC National Security and Foreign Affairs Task Force, and a member of the Tea Party Caucus. On June 27, 2024, Wilson announced he will run for the Chair of the House Foreign Affairs Committee.
16 h 51, le 22 février 2025