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Moyen-Orient - Reportage

Dans la rue kurde de Damas : « Tant que la Turquie aura sa main dans le gouvernement, on ne sera pas en sécurité »

Le quartier de Rukn al-Dine a souffert de la répression du régime Assad. Les résidents sont soulagés mais regardent l’avenir avec inquiétude. 

Dans la rue kurde de Damas : « Tant que la Turquie aura sa main dans le gouvernement, on ne sera pas en sécurité »

Une ruelle d’un pan populaire du quartier de Rukn al-Dine. Photo Obeda Jbara

Les tristes portraits en noir et blanc, placardés à chaque coin de rue, parlent d’eux-mêmes. Autant de disparus et de « martyrs » tombés sous le joug du régime Assad, enlevés à leur quartier de Rukn al-Din. Dans ce district historique kurde de Damas, ils sont les seules traces du changement de pouvoir. Au milieu de ce mémorial figure encore ici et là l’ancien drapeau national rouge, blanc, noir, symbole du parti Baas dissous le 29 janvier. « On était forcés de le peindre », pointe Kiyane*, un jeune résident, désignant l’une des nombreuses devantures de magasin recouvertes des couleurs maudites. Ici, on se méfie de se livrer au premier venu. Habitués au climat de peur soigneusement attisé par le clan déchu pendant plus de cinq décennies, les habitants de Rukn al-Dine, kurdes pour l’écrasante majorité, préfèrent recevoir chez eux, à l’abri...
Les tristes portraits en noir et blanc, placardés à chaque coin de rue, parlent d’eux-mêmes. Autant de disparus et de « martyrs » tombés sous le joug du régime Assad, enlevés à leur quartier de Rukn al-Din. Dans ce district historique kurde de Damas, ils sont les seules traces du changement de pouvoir. Au milieu de ce mémorial figure encore ici et là l’ancien drapeau national rouge, blanc, noir, symbole du parti Baas dissous le 29 janvier. « On était forcés de le peindre », pointe Kiyane*, un jeune résident, désignant l’une des nombreuses devantures de magasin recouvertes des couleurs maudites. Ici, on se méfie de se livrer au premier venu. Habitués au climat de peur soigneusement attisé par le clan déchu pendant plus de cinq décennies, les habitants de Rukn al-Dine, kurdes pour l’écrasante majorité,...
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