Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Sécurité

Quatre chasseurs libanais portés disparus en Syrie remis au Liban jeudi soir

Quatre chasseurs libanais portés disparus en Syrie remis au Liban jeudi soir

Les quatre chasseurs reçus par le directeur général par intérim de la Sûreté générale, le général Élias Baïssari, le 7 février 2025. Photo fournie par Michel Hallak

Quatre chasseurs du Akkar enlevés le 21 janvier près de Tabqa, dans le nord-est de la Syrie, ont été libérés jeudi matin et remis aux autorités libanaises le soir-même, selon notre correspondant au Liban-Nord Michel Hallak. Mohammad Kaddour, originaire de Bebnine, Omar el-Akoumi, Hassane Mansour et Abdessalam Ibrahim, domiciliés à Halba, ont été libérés après des contacts entre la Sûreté générale libanaise et les parties ayant commis l'enlèvement, en coordination avec les autorités syriennes.

Les chasseurs sont rentrés jeudi par le poste frontière de Jdeidet Yabous en Syrie, en face du poste frontière libanais de Masnaa, poursuit notre correspondant. Ils ont été reçus vendredi par le directeur général par intérim de la Sûreté, le général Élias Baïssari. Ce groupe d’amis, qui chassent régulièrement ensemble, avait traversé la frontière en jeep le 21 janvier avec leurs armes et leur matériel, pour rejoindre une connaissance syrienne originaire de la province de Raqqa.

Selon les témoignages de leurs familles et d’édiles locaux, qui se sont activés pendant plusieurs jours pour assurer leur retour, ils n'avaient plus donné de nouvelles depuis près de deux semaines. Leurs familles ont appris le lendemain de leur disparition que leur voiture était tombée en panne et qu'après avoir réussi à la redémarrer, ils auraient pris la mauvaise direction, jusqu'à être interceptés au barrage d'el-Kasra, sur les rives de l’Euphrate au sud de Raqqa. Ils étaient depuis sans nouvelles précises et aucune demande de rançon ni preuve de vie ne leur était parvenue. 

Des témoignages recueillis par L'Orient-Le Jour indiquaient que les chasseurs avaient été interpelés par les Forces démocratiques syriennes (FDS, à majorité kurdes), qui contrôlent la région, puis emmenés à Tabqa.

S’aventurer dans une région en proie à d’importants bouleversements depuis la chute du régime syrien le 8 décembre est loin d’être sans risques. Contrôlée par les forces kurdes de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie (AANES) depuis 2017, cette emprise est de plus en plus contestée, particulièrement dans les villes à majorité arabe comme Raqqa, ancienne capitale autoproclamée de l’État islamique (EI).

Enhardie par le renversement d’Assad, la Turquie menace régulièrement les Kurdes, tandis que son allié, le leader par intérim de la Syrie et ancien chef du groupe rebelle islamiste désormais dissout Hay’at Tahrir el-Cham, Ahmad el-Chareh, tente depuis deux mois de ramener les FDS dans le giron de l’État.

Quatre chasseurs du Akkar enlevés le 21 janvier près de Tabqa, dans le nord-est de la Syrie, ont été libérés jeudi matin et remis aux autorités libanaises le soir-même, selon notre correspondant au Liban-Nord Michel Hallak. Mohammad Kaddour, originaire de Bebnine, Omar el-Akoumi, Hassane Mansour et Abdessalam Ibrahim, domiciliés à Halba, ont été libérés après des contacts entre la Sûreté générale libanaise et les parties ayant commis l'enlèvement, en coordination avec les autorités syriennes. Les chasseurs sont rentrés jeudi par le poste frontière de Jdeidet Yabous en Syrie, en face du poste frontière libanais de Masnaa, poursuit notre correspondant. Ils ont été reçus vendredi par le directeur général par intérim de la Sûreté, le général Élias Baïssari. Ce groupe d’amis, qui chassent régulièrement...