Cette photo fournie par le site officiel du Corps des gardiens de la révolution iranienne (IRGC), Sepah News, le 1er février 2025, montre un essai de lancement lors de la présentation du missile de croisière naval Ghadr-380 dans un lieu non divulgué en Iran. AFP PHOTO / IRAN'S REVOLUTIONARY GUARD VIA SEPAH NEWS
L'Iran a dévoilé dimanche un nouveau missile balistique d'une portée revendiquée de 1.700 kilomètres, lors d'une cérémonie à Téhéran à laquelle a assisté le président Massoud Pezeshkian. La télévision d'Etat a montré des images du missile Etemad ("Confiance" en persan), d'"une portée maximale de 1.700 kilomètres", et présenté comme "le plus récent missile balistique" fabriqué par le ministère iranien de la Défense.
Les pays occidentaux s'inquiètent des avancées du programme balistique de l'Iran, accusé de déstabiliser le Moyen-Orient et dont la capacité technique des missiles place Israël, son ennemi juré, à portée de tir. "Le développement de capacités de défense et de technologies spatiales (...) vise à garantir qu'aucun pays n'ose agresser le territoire iranien", a assuré dimanche à la télévision M. Pezeshkian.
La cérémonie a eu lieu à l'occasion de la Journée nationale de l'aérospatiale et à quelques jours des commémorations en Iran du 46e anniversaire de l'avènement de la République islamique, le 10 février 1979. Depuis le retour le 20 janvier du président américain Donald Trump à la Maison Blanche, l'Iran multiplie les démonstrations de force, avec des exercices militaires d'envergure ainsi que la présentation de nouveaux équipements et de bases militaires souterraines, réputées imprenables.
Samedi, l'Iran a ainsi dévoilé un missile de croisière baptisé Ghadr-380, d'une portée revendiquée de 1.000 kilomètres et doté de capacités antibrouillage. Téhéran multiplie dans le même temps les signaux envers les pays occidentaux et notamment les Etats-Unis, pour entamer des négociations autour de son programme nucléaire, objet de tensions depuis plusieurs décennies.
L'Iran, dont l'armement était autrefois largement américain, a été contraint de concevoir ses propres armes, lorsque Washington et Téhéran ont rompu leurs relations diplomatiques après la Révolution islamique de 1979 et l'imposition de sanctions par les Etats-Unis. Largement dépourvu de munitions durant une guerre dévastatrice contre l'Irak (1980-1988), l'Iran dispose désormais d'un large arsenal conçu localement, allant de systèmes de défense aérienne, aux missiles en passant par les drones.
Les pays occidentaux s'inquiètent des avancées du programme balistique de l'Iran, accusé de déstabiliser le Moyen-Orient et dont la capacité technique des missiles place Israël, son ennemi juré, à portée de tir. "Le développement de capacités de défense et de technologies spatiales (...) vise à garantir qu'aucun pays n'ose agresser le territoire...
