Ofer Kalderon, Keith Siegel, et Yarden Bibas: à Tel-Aviv, les portraits des otages israéliens qui ont été libérés samedi sont partout.
Une foule réunie sur la "place des otages" a poussé un soupir de soulagement en regardant une retransmission en direct des libérations.
L'ambassadeur de France en Israël, Frédéric Journès, qui avait affiché les visages des deux otages franco-israéliens, dont Ofer Kalderon, devant l'ambassade ces derniers mois, sourit.
Des centaines de personnes sont venues, certaines avec un drapeau israélien à la main, d'autres arborant un ruban jaune, devenu un symbole de mobilisation pour les otages.
Dans la foule, la plupart des gens sont graves, quelques-uns pleurent, d'autres esquissent un sourire furtif en apercevant les traits tirés mais confiants de l'Israélo-américain Keith Siegel, 65 ans, quand il quitte ses geôliers.
Les mises en scène par le Hamas et le Jihad islamique palestinien des remises d'otages au Comité international de la Croix-Rouge ont été lourdement critiquées en Israël.
Le Hamas a fait monter plusieurs des otages sur des estrades, les sommant de saluer une foule de badauds ou de poser avec des sacs de cadeaux du mouvement islamiste.
- "Fuck Hamas" -
"Keep calm and Fuck Hamas", affiche la coque de téléphone portable d'une femme toute proche des écrans de retransmission.
Une partie de l'opinion israélienne est très choquée, après plus de quinze mois de guerre, par l'attitude du Hamas, lors de ces libérations de poignées d'otages en échange de centaines de prisonniers palestiniens dans le cas de l'accord de trêve.
L'exaltation n'est plus la même qu'aux première libérations.
Seule une trentaine de personnes se trouvaient sur la place lorsqu'Ofer Kalderon est apparu sur l'écran géant quelques minutes avant sa remise au CICR à Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza, un peu après 08h30 (06h30 GMT).
Juste après, ce fut le tour de Yarden Bibas.
Cet homme qui a eu 35 ans en captivité est libéré sans son épouse, Shiri Bibas, et ses deux enfants roux, Ariel et Kfir (le plus jeune des otages, il avait huit mois et demi au moment de sa capture), tous enlevés le 7 octobre 2023.
A Tel-Aviv, beaucoup portent des pancartes montrant Shiri Bibas et ses enfants. Deux hommes et deux femmes, visiblement très émus, sont habillés en orange, la couleur dédiée à cette famille, que tous les Israéliens connaissent.
Le sort des deux enfants et de leur mère inquiète beaucoup en Israël. Le Hamas a annoncé en novembre 2023 leur décès dans une frappe israélienne, ce qu'Israël n'a jamais confirmé.
Un homme porte sur son pull un autocollant marqué "484" pour le nombre de jours passés en captivité par les otages libérés ce jour.
La voix d'une journaliste de télévision israélienne se brise en commentant les images de la prise en charge des trois hommes sortis de Gaza, leurs retrouvailles avec leurs proches.
Sur la place, la foule semble, elle aussi, submergée par l'émotion.
vid/crb/mj/ila
© Agence France-Presse
Une foule réunie sur la "place des otages" a poussé un soupir de soulagement en regardant une retransmission en direct des libérations.
L'ambassadeur de France en Israël, Frédéric Journès, qui avait affiché les visages des deux otages franco-israéliens, dont Ofer Kalderon, devant l'ambassade ces derniers mois, sourit.
Des centaines de personnes sont venues, certaines avec un drapeau israélien à la main, d'autres arborant un ruban jaune, devenu un symbole de mobilisation pour les otages.
Dans la foule, la plupart des gens sont graves, quelques-uns pleurent, d'autres esquissent un...