Le président Donald Trump salue, après avoir pris la parole devant les dirigeants mondiaux lors de la 72e Assemblée générale des Nations Unies (ONU) au siège de l'ONU à New York, le 19 septembre 2017. Il s'agit de la première intervention de Trump à l'Assemblée générale, où il a abordé les "menaces" provenant de l'Iran et de la Corée du Nord, ainsi que d'autres préoccupations mondiales./ Spencer Platt/ AFP
L'Iran n'a échangé « aucun message » avec les Etats-Unis depuis le retour au pouvoir du président américain, Donald Trump, artisan d'une politique de « pression maximale » envers Téhéran durant son premier mandat, a annoncé lundi un diplomate iranien de haut rang. « Cela fait seulement quelques jours que la nouvelle administration américaine a pris ses fonctions et aucun message n’a été échangé », entre l'Iran et les Etats-Unis, a indiqué le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Majid Takht-Ravanchi, à l'agence de presse Isna.
Donald Trump a été l'artisan d'une politique dite de « pression maximale » envers l'Iran durant son premier mandat (2017-2021). Il avait par ailleurs retiré en 2018 les Etats-Unis de l'accord international sur le nucléaire iranien, conclu trois ans plus tôt et qui offrait à Téhéran un allègement des sanctions en échange d'une limitation de ses ambitions nucléaires.
Avec le retour de Donald Trump, « nous devons nous préparer au pire », a ajouté lundi M. Takht-Ravanchi, appelant toutefois à « attendre » pour savoir si M. Trump « mettra en pratique » ses promesses faites pendant la campagne électorale. Jeudi à Washington, le président américain a émis l'espoir que des frappes contre les sites nucléaires iraniens seraient évitées, souhaitant un « accord » avec Téhéran, l'ennemi juré des Etats-Unis et d'Israël.
En représailles au retrait de Washington qui a réimposé de lourdes sanctions, Téhéran a considérablement augmenté ses réserves de matières enrichies et porté le seuil à 60%, s'approchant des 90% nécessaires pour fabriquer une arme atomique. Depuis la prise de fonction en juillet du nouveau président iranien, le réformiste Massoud Pezeshkian, Téhéran a exprimé son souhait de relancer des négociations pour ranimer l'accord. « Lorsque les politiques de l'autre camp (les Etats-Unis, NDLR) seront annoncées, nous agirons en conséquence », a encore déclaré M. Takht-Ravanchi.
Téhéran, qui a exprimé son souhait de relancer des négociations pour ranimer l'accord, défend un droit au nucléaire à des fins civiles et nie vouloir se doter de l'arme atomique, ce dont les Occidentaux soupçonnent l'Iran fortement.
Donald Trump a été l'artisan d'une politique dite de « pression maximale » envers l'Iran durant son premier mandat (2017-2021). Il avait par ailleurs retiré en 2018 les Etats-Unis de l'accord...