Le député contestataire Melhem Khalaf. Photo ANI
Le député issu de la Contestation, Melhem Khalaf, avait promis de poursuivre son sit-in au Parlement libanais jusqu'à l'élection d'un nouveau chef de l'État... Finalement, après que le Liban soit resté sans président depuis le 31 octobre 2022, date à laquelle le mandat de Michel Aoun a pris fin, le commandant en chef de l'armée, le général Joseph Aoun, a été élu. Après 722 jours de sit-in, le député contestataire a été aperçu quittant le Parlement, tenant des valises à la main. Accompagné, entre autres, d'autres députés également issus de la Contestation, il portait autour du cou une écharpe aux couleurs du pays du Cèdre.
M. Khalaf et la députée contestataire, Najat Saliba, avaient entamé leur sit-in ensemble le 19 janvier 2023, après l'échec de l'une des nombreuses séances du Parlement consacrées à l'élection présidentielle, dans le but de pousser les députés à élire un président. Mme Saliba avait finalement mis fin à son sit-in après huit mois.
Le général Joseph Aoun a recueilli 99 voix sur 128 au Parlement lors d'une deuxième réunion jeudi après-midi. Il n'avait obtenu que 71 suffrages au premier tour de scrutin dans la matinée, les 30 députés du Hezbollah et de son allié, le mouvement chiite Amal, ayant voté blanc. Mais une rencontre au Parlement entre des représentants des deux formations et le commandant en chef de l'armée entre les deux tours, a changé la donne.
La candidature de M. Aoun était appuyée par les États-Unis et l'Arabie saoudite, poids lourd régional. Des ambassadeurs de plusieurs pays, ainsi que l'émissaire français pour le Liban, Jean-Yves Le Drian, ont assisté à la séance parlementaire. Les pressions diplomatiques se sont intensifiées sur les forces politiques pour les pousser à choisir le chef de la troupe.



« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin