Les députés dans l'hémicycle, à Beyrouth, le 9 janvier 2025. Photo Mohammad Yassine / L'OLJ
Grand favori, le commandant en chef de l'armée Joseph Aoun est arrivé en tête des suffrages avec 71 votes sur 128. C’est toutefois moins que les 86 voix dont a besoin un candidat pour être élu dès le premier tour et dont il aura de toute façon besoin - en tant que fonctionnaire de première catégorie - pour être éventuellement élu au tour suivant.
Le principal enseignement de la séance, c’est que le tandem chiite Amal/Hezbollah, qui a vraisemblablement voté blanc, n’était pas prêt à consacrer l’élection du chef de la troupe dès le premier tour. Le fait que le président de la Chambre ait demandé deux heures de pause avant le deuxième tour suggère que des négociations vont avoir lieu, avec les autres partis mais peut-être aussi avec les représentants des puissances étrangères présents au sein du Parlement, pour obtenir le ralliement des deux partis chiites. Ces derniers font monter les enchères.
Plus important encore, dans la logique de Nabih Berry, le chef du législatif a voulu adresser un message selon lequel un président ne pourra jamais être élu sans sa bénédiction, dans le but de rester maître du jeu pour la phase à venir, à savoir la formation du gouvernement et les prochaines législatives. Et surtout, il ne voulait pas offrir au chef de l'armée la symbolique d'une large victoire dès le premier tour.
A noter que 37 députés ont voté blanc alors que le tandem ne dispose que de 30 élus. Il aurait ainsi rallié quelques députés, qui devaient normalement voter Joseph Aoun, à sa stratégie.


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voter blanc n 'est pas l'appanage du tandem. d'autres peuvent avoir souhaite exprimer leur désapprobation
13 h 49, le 09 janvier 2025