Un drapeau iranien. Photo AFP
Le ministère iranien des Affaires étrangères a protesté vendredi contre un projet de barrage construit en amont par l'Afghanistan voisin sur la rivière Harirud, au motif qu'il réduirait le débit de l'eau et pourrait constituer une violation des traités bilatéraux.
Les droits relatifs à l'eau sont depuis longtemps un point de friction dans les relations entre les deux pays, qui partagent une frontière de plus de 900 kilomètres.
Esmaeil Baqaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a exprimé "sa vive protestation et son inquiétude face à la restriction disproportionnée de l'eau entrant en Iran" en raison du projet de barrage de Pachdan.
Les préoccupations iraniennes ont été communiquées aux "autorités afghanes compétentes", a-t-il ajouté dans un communiqué: "L'exploitation des ressources en eau et des bassins ne peut se faire sans respecter les droits de l'Iran, conformément aux traités bilatéraux".
Abdoul Ghani Baradar, vice-premier ministre afghan chargé des Affaires économiques, avait déclaré en décembre dans une vidéo que le projet Pachdan était "en voie d'achèvement et que le stockage de l'eau avait commencé".
Selon la vidéo, le barrage situé dans la province de Herat stockera environ 54 millions de mètres cubes d'eau, irriguera 13.000 hectares de terres agricoles et produira deux mégawatts d'électricité.
Quelques mois plus tôt, M. Baradar avait souligné que le barrage était un "projet vital et stratégique" pour cette province.
La rivière Harirud, également connue sous les noms de Hari et Tejen, coule depuis les montagnes du centre de l'Afghanistan jusqu'au Turkménistan, en passant par les frontières de l'Iran avec ces deux pays.
Dans sa déclaration, M. Baqaei a indiqué que l'Iran attendait de l'Afghanistan qu'il coopère pour que "l'écoulement de l'eau des rivières frontalières" se poursuive et qu'il "supprime les obstacles créés" sur leur chemin.
En mai 2023, l'Iran a adressé un avertissement sévère aux responsables afghans concernant un autre projet de barrage, sur la rivière Helmand, affirmant qu'il portait atteinte aux droits à l'eau des habitants du Sistan-Baloutchistan, une province pauvre du sud-est de l'Iran alors frappée par la sécheresse.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a protesté vendredi contre un projet de barrage construit en amont par l'Afghanistan voisin sur la rivière Harirud, au motif qu'il réduirait le débit de l'eau et pourrait constituer une violation des traités bilatéraux.
Les droits relatifs à l'eau sont depuis longtemps un point de friction dans les relations entre les deux pays, qui partagent une frontière de plus de 900 kilomètres.
Esmaeil Baqaei, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, a exprimé "sa vive protestation et son inquiétude face à la restriction disproportionnée de l'eau entrant en Iran" en raison du projet de barrage de Pachdan.
Les préoccupations iraniennes ont été communiquées aux "autorités...


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