Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, lors d'un dîner du parti à Meerab. Photo ANI
Le chef des Forces libanaises (FL), Samir Geagea, a dénoncé vendredi soir l'opposition du Courant patriotique libre (CPL, aouniste) et de « l'axe de la moumanaa », formé par le Hezbollah et ses alliés, à l'élection du commandant en chef de l'armée, Joseph Aoun à la présidence de la République, alors qu'une séance électorale est prévue le 9 janvier prochain, et les a accusés de chercher à « saboter » cette candidature.
« L'axe de la moumanaa ne veut pas de Joseph Aoun, et par conséquent le CPL n'en veut pas non plus. Ils planifient de saboter sa candidature à la présidentielle », a déclaré M. Geagea lors du dîner annuel du bureau des FL de Aley, organisé à Meerab, QG du parti. « Le système essaie de faire élire un président qui lui permette de perpétuer la phase passée. Nous ne leur permettrons pas de se régénérer à travers un président qui sert leurs intérêts », a-t-il ajouté.
Le Liban est sans chef de l'État depuis le 31 octobre 2022, date de la fin du mandat de Michel Aoun. Depuis, des divergences entre le Hezbollah et le reste de la classe politique libanaise empêchaient l'élection d'un chef de l'État. La dernière fois qu'une séance parlementaire avait été convoquée, le 22 octobre 2024, elle n'avait pas eu lieu, faute de quorum, seuls 49 des 128 députés ayant répondu à la convocation du président du Parlement, bien en deçà des 65 requis.
Depuis le départ de M. Aoun, 12 séances électorales ont été organisées, sans succès. Plusieurs noms circulent pour la présidentielle, notamment celui de Joseph Aoun, ou encore Sleiman Frangié, soutenu par le tandem chiite Amal-Hezbollah.
« Après tout ce qui s'est passé au Liban et en Syrie, on pensait que la majorité des politiciens allaient réévaluer leurs positions. Mais on a compris à travers nos contacts pour la présidentielle que l'autre camp ne veut pas de Joseph Aoun à la présidence », a affirmé Samir Geagea. Il a par ailleurs énuméré les différents prétextes avancés par les détracteurs du général Joseph Aoun pour justifier la difficulté d'amender la Constitution et faire élire un militaire à la tête du pays. Car pour que le général Aoun puisse être élu, il faudrait qu'un amendement constitutionnel soit approuvé par les deux tiers du Parlement, ou qu'il attende six mois après la fin de son mandat de commandant de l'armée.
Concernant le dossier des « Syriens présents illégalement au Liban », le chef des FL a déclaré qu'ils « comptaient deux millions de personnes à un moment, alors que le Liban compte quatre millions d'habitants ». Il a par ailleurs révélé que son parti a « géré ce dossier » dans la région de Aley à travers les municipalités qui lui sont proches, sans plus de détails.
Samir Geagea a par ailleurs commenté la chute du régime de Bachar el-Assad. « Qui aurait dit que le régime Assad s'écroulerait ? (...) Aucun régime n'a tué et emprisonné autant de personnes », a-t-il déclaré. « Qui aurait dit que les Syriens sortiraient du Liban ? Les jours ont passé et ils sont partis. (...) Vous pouvez être fiers parce que vous y avez cru », a conclu le leader maronite.



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Etrange. Vos message n'a pu etre envoyé. Bien sur, surement mais l'arlesienne pro hezbollah peut continuer à débiter ses commentaires delirants et ca marche. Bravo la censure.
08 h 40, le 31 décembre 2024