La destruction dans le village de Khiam au Liban-Sud, le 13 décembre 2024 après le retrait israélien, pendant que l'armée libanaise se déployait dans le secteur. Photo AFP
Talal Akil, président du conseil municipal de la localité de Jibbein, dans le caza de Tyr au Liban-Sud, a lancé un appel au gouvernement et à tous ceux qui sont concernés, car l'armée israélienne « a fait sauter toutes les maisons et détruit les infrastructures » de ce village de 1 500 habitants, sans que « personne ne l'arrête ». Sa déclaration a été recueillie par notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah.
« Plus une seule maison ne tient », a affirmé l'élu. « Où sont les forces d'urgence internationales ? Où est l'ONU ? », s'est-il indigné auprès de L'Orient-Le Jour, dénonçant aussi « l'inaction » des responsables libanais et promettant des manifestations à venir.
Malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre entre le Hezbollah et Israël, l’État hébreu, qui a 60 jours pour se retirer des villages frontaliers libanais, frappe régulièrement le Liban-Sud avec des missiles, principalement lancés par des drones, dans des attaques qui ont tué jusque-là au moins 34 personnes selon notre décompte, et continue de faire exploser des maisons dans les villages frontaliers.

