Le leader druze Walid Joumblatt. Photo d'archives AFP
Le leader druze et ancien chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, a expliqué jeudi soir son soutien et celui de sa formation politique à la candidature du commandant en chef de l’armée, Joseph Aoun, à la présidence de la République libanaise, soulignant le rôle « central » du général dans le maintien de la stabilité dans le pays.
Ces propos, tenus lors d'une réunion du Conseil national des relations arabo-américaines (National Council on US-Arab Relations, NCUSAR), s’inscrivent dans la continuité de l’annonce faite il y a quelques jours par le bloc parlementaire de la Rencontre démocratique, dont le PSP — dirigé par Teymour Joumblatt, fils de Walid Joumblatt — constitue la composante principale.
Joseph Aoun, à la tête de l’armée libanaise depuis 2017, « représente une institution importante et a joué un rôle central dans le maintien de l’ordre au Liban », a expliqué M. Joumblatt, un peu moins de trois semaines avant la séance parlementaire présidentielle prévue le 9 janvier prochain. Le leader druze a également souligné qu’« il est très important, à ce stade, de préserver la stabilité du pays afin de garantir sa sécurité », alors que l’accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, entré en vigueur le 27 novembre, a mis fin à plus de 13 mois de combats et deux mois d’escalade à travers le pays.
Préférant « l’élection d’un chef d’État lors de la session du 9 janvier, sous l’administration actuelle du président américain Joe Biden, sans attendre l’entrée en fonction - le 20 janvier - de la nouvelle administration Trump », Walid Joumblatt a souligné que « les deux administrations américaines (celles de Biden et Trump, ndlr) soutiennent la candidature de Joseph Aoun ».
Visite en Syrie
Sur le dossier syrien, Walid Joumblatt a confirmé qu’il se rendra en Syrie ce dimanche, accompagné de membres du Parti socialiste progressiste et du cheikh akl druze Sami Abi el-Mouna, le chef de cette communauté. Il a souligné que « la stabilité en Syrie est essentielle à celle du Liban, et la Syrie a besoin qu'on lui donne une chance et qu'on l'aide ».
Cette visite marquera la première rencontre entre une figure politique libanaise et Abou Mohammad el-Jolani, de son vrai nom Ahmad el-Chareh, chef de Hay’at Tahrir el-Cham (HTC) et de la coalition rebelle ayant pris le pouvoir en Syrie.
Pour rappel, le leader druze boycottait depuis des années le régime de Bachar el-Assad et de sa famille, qu'il accuse d'avoir assassiné son père, Kamal Joumblatt, en 1977. La dernière visite de Walid Joumblatt à Damas date de janvier 2011, quelques semaines avant le début des manifestations anti-régime qui avaient été réprimées dans le sang par Bachar el-Assad. En 2013, M. Joumblatt avait déclaré que lui et son fils ne se rendraient en Syrie que « lorsqu'elle sera libérée de la bande qui est actuellement au pouvoir. »



Joumblatt, merci de préciser de quel ordre s'agit il ?
07 h 55, le 21 décembre 2024