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Le Hezbollah « ne veut pas que le cessez-le-feu s’effondre », assure l'ancien ministre de l'Industrie

Le député du parti chiite Hussein Hajj Hassan a assuré que la Résistance était en constante coordination avec l'armée libanaise. 

Le Hezbollah « ne veut pas que le cessez-le-feu s’effondre », assure l'ancien ministre de l'Industrie

Le député du Hezbollah et ancien ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan. Capture d'écran d'une vidéo publiée par L'Orient-Le Jour en 2022

L’ancien ministre et actuel député du Hezbollah, Hussein Hajj Hassan, a assuré dans un entretien au média russe Sputnik que la « Résistance ne souhaite pas un effondrement du cessez-le-feu » entré en vigueur le 27 novembre, après deux mois de guerre quasi-totale entre Israël et le parti chiite, alors que plusieurs violations de cet accord ont été rapportées des deux côtés. Le député a également expliqué que les frappes revendiquées par le Hezbollah dans les zones contestées des fermes de Chebaa et des collines de Kfarchouba, au Liban-Sud, il y a trois jours, avaient été lancées « en réponse aux violations israéliennes ». Ces violations ont d’ailleurs été à l’origine d’un point de clarification diplomatique entre Paris et Tel Aviv le week-end dernier, selon la retranscription relayée par l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).

« Depuis que le cessez-le-feu a été déclaré, Israël a commis plusieurs violations dans le sud et dans la Békaa, ce qui a entraîné le martyre de civils », a encore déclaré Hussein Hajj Hassan, soulignant également qu'« Israël a également détruit des constructions au bulldozer et s’est étendu dans des zones que son armée avait échoué à conquérir avant le cessez-le-feu ». Une référence notamment à la localité de Khiam, que les combattants du parti ont défendue pendant plus de 10 jours contre les assauts israéliens.

Le député a également souligné que les expériences infructueuses de coopération avec la communauté internationale laissaient le parti peu confiant sur la capacité ou la volonté du comité chargé de surveiller l’application du cessez-le-feu de faire preuve d’impartialité, mais qu’il attendrait de voir « s’il remplit ses tâches ou non ». Il a ajouté que le Hezbollah « est en coordination constante avec l’armée », avec qui ses relations sont « fortes et stables », et qu'il « fait partie de la société libanaise, socialement et politiquement, grâce à sa présence au Parlement libanais ».

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Forte volonté

Interrogé sur les informations indiquant que le parti avait été considérablement affaibli par la guerre menée contre Israël, avec des affrontements qui ont commencé juste après le déclenchement de la guerre de Gaza le 7 octobre 2023, le député a assuré que le parti n’avait « pas faibli » et que sa « volonté » restait « forte ». Il a ajouté que le parti était « sorti d'une agression majeure et que personne n'a pu l'écraser, mais qu'au contraire il va se renforcer ».

« Le Hezbollah n'est pas une organisation isolée de son peuple et il a des alliés qui l'ont soutenu pendant l'agression, en plus du fait que le parti dispose d'un large bloc au Parlement et de nombreux alliés ». Mercredi, Reuters a contacté plusieurs sources liées au renseignement américain qui ont assuré que le parti chiite comptait se renforcer.

Hussein Hajj Hassan a enfin déclaré que « l'élection présidentielle libanaise », qui pourrait se débloquer lors de la séance convoquée le 9 janvier prochain par le président du Parlement Nabih Berri, après plus de deux ans de vacance liées aux tensions politiques dans le pays, en crise économique et financière depuis 2019, se fera sur la base du consensus. Mercredi, Nabih Berry, qui est le chef du mouvement Amal allié du Hezbollah, a appelé le Quintette formé par les États-Unis, l’Arabie Saoudite, le Qatar et l’Égypte à aider le Liban à faire ses choix, plutôt que d’essayer d’imposer les siens.

Les affrontements et la guerre entre le Hezbollah et Israël ont fait plus de 4000 morts, dont une majorité depuis la fin de l’été. Au cours de ces événements, le parti a perdu son secrétaire général Hassan Nasrallah, assassiné le 27 septembre, et remplacé depuis par l’ancien numéro 2 du Hezbollah, Naïm Kassem.

L’ancien ministre et actuel député du Hezbollah, Hussein Hajj Hassan, a assuré dans un entretien au média russe Sputnik que la « Résistance ne souhaite pas un effondrement du cessez-le-feu » entré en vigueur le 27 novembre, après deux mois de guerre quasi-totale entre Israël et le parti chiite, alors que plusieurs violations de cet accord ont été rapportées des deux côtés. Le député a également expliqué que les frappes revendiquées par le Hezbollah dans les zones contestées des fermes de Chebaa et des collines de Kfarchouba, au Liban-Sud, il y a trois jours, avaient été lancées « en réponse aux violations israéliennes ». Ces violations ont d’ailleurs été à l’origine d’un point de clarification diplomatique entre Paris et Tel Aviv le week-end dernier, selon la retranscription relayée par...