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Dernières Infos - Guerre

Le Hezbollah va coopérer avec l'Etat pour le déploiement de l'armée dans le Sud, selon un député

Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, s'adresse à la presse dans le village de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, le 27 novembre 2024, après l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah. Photo AFP/ANWAR AMRO

Le Hezbollah va coopérer avec l'Etat libanais pour renforcer le déploiement de l'armée dans le sud du pays frontalier d'Israël, a indiqué mercredi à l'AFP un député du mouvement islamiste qui assure ne pas avoir "d'armes visibles" ou de "bases" dans le secteur.

Hassan Fadlallah s'exprimait dans le village Bint Jbeil, alors que des milliers de Libanais déplacés par les combats entre le Hezbollah et Israël ont commencé à revenir dans leurs régions, notamment du sud, après l'annonce d'une trêve.

Le cessez-le-feu doit mettre un terme à deux mois d'une guerre ouverte et de bombardements aériens israéliens meurtriers déclenchés le 23 septembre.

Mais depuis plus d'un an dans le sud du Liban, des échanges de tirs transfrontaliers opposaient l'armée israélienne et le Hezbollah, qui avait ouvert en octobre 2023 un "front de soutien" au Hamas, son allié palestinien confronté à Gaza à une offensive israélienne.

Interrogé sur la trêve qui prévoit un redéploiement de l'armée libanaise dans le sud du Liban et un retrait des combattants du Hezbollah qui doivent remonter au nord du fleuve Litani, M. Fadlallah assure qu'il y a une "coopération totale à ce sujet" de la part du Hezbollah avec le gouvernement libanais.

- "Aucun problème -

"Il n'y aura aucun problème", a-t-il insisté.

Sur le sujet du démantèlement de son infrastructure militaire dans le sud, il a précisé que la "Résistance" --en référence au mouvement pro-iranien-- n'avait pas de "bases" ou "d'armes visibles, car cette Résistance (...) n'est pas une armée régulière".

Il a par ailleurs rappelé que des membres du Hezbollah étaient "les enfants des villages et des localités" du Sud. "Personne ne peut éloigner ces enfants" de leurs villages, a-t-il averti. 

Selon lui, la plupart des membres du Hezbollah à avoir été tués étaient les "enfants de ces villages".

Depuis la dernière guerre en 2006 entre l'armée israélienne et le Hezbollah, le mouvement libanais pro-iranien n'avait aucun déploiement militaire affiché dans le sud du Liban même si des experts et informations de presse faisaient état de la présence de ses combattants dans les villages du secteur et d'un réseau de tunnels souterrains et d'entrepôts secrets abritant ses missiles et son arsenal.

Malgré les échanges de tirs transfrontaliers depuis octobre 2023, "c'est l'ennemi israélien qui a déclenché cette guerre avec les explosions de bipeurs" à la mi-septembre, a dit M. Fadlallah, suivies de bombardements massifs et de l'assassinat du chef du Hezbollah Hassan Nasrallah.

Le fait qu'Israël "n'a pas réussi" à atteindre ses objectifs, "signifie qu'il n'a pas gagné la guerre", a-t-il dit.

Le député a encore estimé que le Hezbollah "a empêché Israël de réaliser ses objectifs au Liban".

Car Israël "a annoncé vouloir détruire le Hezbollah, mais aujourd'hui le Hezbollah est présent avec force dans toutes les régions libanaises, en particulier au sud du Litani."

- "Autodéfense" -

Le Hezbollah est prêt à répliquer en cas de violation de la trêve par Israël, a encore averti M. Fadlallah, soulignant que l'accord de cessez-le-feu reconnaît "un droit d'autodéfense aux deux parties".

"Si notre pays est attaqué, nous ne resterons pas les bras croisés", a-t-il mis en garde.

Le Premier ministre libanais Nagib Mikati a indiqué mercredi que son gouvernement était déterminé à "renforcer la présence de l'armée dans le sud du pays", comme stipulé par l'accord de trêve.

Il a aussi demandé à Israël de respecter cet accord et de retirer ses forces du secteur.

Le cessez-le-feu parrainé par Washington et Paris prévoit un retrait progressif de l'armée israélienne sous 60 jours du sud du Liban, et un recul du Hezbollah vers les secteurs au nord du fleuve Litani.

Le mouvement libanais ne doit plus avoir d'armes lourdes déployées au sud du fleuve, c'est-à-dire les zones près de la frontière avec Israël, où seuls l'armée libanaise et les casques bleus de l'ONU peuvent être stationnés.


Le Hezbollah va coopérer avec l'Etat libanais pour renforcer le déploiement de l'armée dans le sud du pays frontalier d'Israël, a indiqué mercredi à l'AFP un député du mouvement islamiste qui assure ne pas avoir "d'armes visibles" ou de "bases" dans le secteur.

Hassan Fadlallah s'exprimait dans le village Bint Jbeil, alors que des milliers de Libanais déplacés par les combats entre le Hezbollah et Israël ont commencé à revenir dans leurs régions, notamment du sud, après l'annonce d'une trêve.

Le cessez-le-feu doit mettre un terme à deux mois d'une guerre ouverte et de bombardements aériens israéliens meurtriers déclenchés le 23 septembre.

Mais depuis plus d'un an dans le sud du Liban, des échanges de tirs transfrontaliers...