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Dernières Infos - Guerre Au Liban

La frappe sur Noueiry a fait au moins sept morts, dont un enfant, selon la Défense civile

Une seconde frappe aurait visé ce quartier mardi en début de soirée, selon l'ANI.

La frappe sur Noueiry a fait au moins sept morts, dont un enfant, selon la Défense civile

Plusieurs frappes israéliennes s'abattent sur la banlieue sud de Beyrouth, ce 26 novembre 2024. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour

Aux alentours de 14h30, mardi, le quartier de Noueiry, au coeur de Beyrouth et qui avait été visé par une première frappe le 10 octobre, a de nouveau été ciblé. Une frappe israélienne a touché un « ancien immeuble de deux étages », selon le moukhtar Mahmoud Nakhal, situé « près » de la zone ciblée. « Ils ont visé à côté de la mosquée Khatem el-Anbiya'. Je n’en sais pas plus. Nous sommes toujours sous le choc », lâche-t-il, alors que l'armée israélienne bombarde massivement plusieurs zones du Liban, dans l'attente de l'annonce d'un potentiel accord de cessez-le-feu en soirée.

L'attaque a fait au moins « trois morts et 26 blessés », selon le dernier bilan du ministère de la Santé. « Les opérations de sauvetage et de déblaiement sont toujours en cours », précise-t-il. Une source au sein de la Défense civile a toutefois déclaré à L'Orient-Le Jour que ses secouristes avaient jusqu'à présent retiré des décombres « sept dépouilles, dont celle d'un enfant ». Selon l'Agence nationale d'information, une deuxième attaque israélienne a ciblé le quartier beyrouthin de Noueiry.

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« Nous avons entendu une frappe si forte que tout le quartier a tremblé. Les résidents se sont mis à hurler. Certains sont sortis de chez eux et les ambulances ont commencé à arriver. ll y avait tellement monde, c’était le chaos », raconte un commerçant situé à 100 mètres du lieu, qui a pris peur et s'est enfui. « Nous avons vu de la fumée partout, les vitres ont volé en éclat. Les routes sont toujours bloquées. Les gens ont peur, mais nous allons rester ouverts », indique l'employé d'un restaurant. D'un commerce près de la zone, un homme dit n'avoir « rien vu, mais il y a un homme qui est venu dans mon magasin, et il m’a dit qu’il avait retiré de ses propres mains des enfants » des décombres. 

Le député du Hezbollah Amine Cherri a, lui, déclaré suite à cette attaque que « l'agression israélienne sur Beyrouth ne vise que les civils » et qu'Israël « cherche à se venger de tous les résistants ». Il a ajouté que l'armée israélienne n'avait remporté « aucune victoire » sur le terrain et a précisé ne pas avoir d'informations de première main sur le cessez-le-feu en gestation.

En parallèle de l'attaque, l'aviation israélienne a mené 20 raids sur la banlieue sud de Beyrouth, assurant avoir visé « des cibles terroristes » du Hezbollah. Par ailleurs, et pour la première fois concernant ces quartier de la capitale intra-muros, l'armée israélienne vient d'émettre un ordre d'évacuation aux habitants de quatre bâtiments à Ras Beyrouth, Mazraa, Msaytbé et Zokak el-Blat.

Aux alentours de 14h30, mardi, le quartier de Noueiry, au coeur de Beyrouth et qui avait été visé par une première frappe le 10 octobre, a de nouveau été ciblé. Une frappe israélienne a touché un « ancien immeuble de deux étages », selon le moukhtar Mahmoud Nakhal, situé « près » de la zone ciblée. « Ils ont visé à côté de la mosquée Khatem el-Anbiya'. Je n’en sais pas plus. Nous sommes toujours sous le choc », lâche-t-il, alors que l'armée israélienne bombarde massivement plusieurs zones du Liban, dans l'attente de l'annonce d'un potentiel accord de cessez-le-feu en soirée. L'attaque a fait au moins « trois morts et 26 blessés », selon le dernier bilan du ministère de la Santé. « Les opérations de sauvetage et de déblaiement sont toujours en cours »,...