Une femme promène son chien à côté d'un panneau d'affichage présentant des portraits d'otages israéliens détenus à Gaza depuis l'attaque du 7 octobre par des militants du Hamas, à Jérusalem le 18 novembre 2024. Photo AFP / HAZEM BADER
La branche armée du mouvement islamiste palestinien Hamas a annoncé samedi la mort, dans une zone de combats dans le nord de Gaza, d'une otage enlevée lors des attaques du 7 octobre 2023, une affirmation non confirmée par l'armée israélienne.
Dans un communiqué, Abou Obeida, porte-parole des Brigades Ezzedine al-Qassam, a indiqué que la reprise de contacts, rompus pendant plusieurs semaines, avec des gardiens des otages avait permis d'établir que cette femme avait été tuée dans une zone d'opérations de l'armée israélienne dans le nord du territoire palestinien. Aucun détail n'a été fourni sur la date et le lieu, l'identité de la victime ou encore les circonstances de sa mort supposée. Contactée par l'AFP, l'armée israélienne a dit examiner ces affirmations. Abou Obeida a précisé que la vie d'une autre otage détenue avec la supposée victime était elle aussi en danger et a renvoyé la responsabilité sur le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, son gouvernement et son armée.
Lors de l'attaque sans précédent des commandos du Hamas, le 7 octobre 2023, 251 personnes ont été enlevées sur le sol israélien. Au total, 97 restent otages à Gaza, dont 34 ont été déclarées mortes par l'armée. Une trêve en novembre 2023, la seule depuis le début de la guerre, avait permis la libération de plus de 100 otages en échange de prisonniers palestiniens détenus par Israël. Indépendamment de l'annonce non confirmée des Brigades Ezzedine al-Qassam, il reste 10 femmes présumées vivantes otages, dont 5 soldates, selon un décompte de l'AFP.
En guerre avec le Hamas depuis plus d'un an, les forces israéliennes ont lancé le 6 octobre une opération terrestre d'envergure dans le nord de Gaza pour, selon elles, empêcher les combattants du mouvement islamiste palestinien d'y reconstituer leurs forces. Collectif créé dès le 8 octobre 2023, le « Forum des familles des otages » a dit ne pas vouloir faire de commentaires à ce stade.
« Nous ne savons rien d'autre que ce que dit le Hamas. Notre seule source fiable est l'armée israélienne », a indiqué un porte-parole à l'AFP. De son côté, M. Netanyahu a annoncé mardi depuis le rivage de la bande de Gaza une récompense de cinq millions de dollars offerte à toute personne qui ramènerait un otage retenu à Gaza.


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