Un convoi de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) traverse la zone de Marjayoun, dans le sud du Liban, le 20 novembre 2024, alors que la guerre entre Israël et le Hezbollah libanais se poursuit. Photo AFP
Quatre soldats italiens ont été légèrement blessés lors d'une nouvelle "attaque" contre la mission de maintien de la paix de l'ONU au Liban (Finul), a indiqué vendredi le gouvernement italien, qui en a attribué la responsabilité au Hezbollah.
"J'ai appris avec profonde indignation et inquiétude que de nouvelles attaques avaient visé le QG italien de la Finul dans le sud du Liban (et) blessé des soldats italiens", a indiqué dans un communiqué la Première ministre Giorgia Meloni. "De telles attaques sont inacceptables et je renouvelle mon appel pour que les parties en présence garantissent à tout moment la sécurité des soldats de la Finul et collaborent pour identifier rapidement les responsables", a-t-elle affirmé.
Mme Meloni n'a pas désigné le responsable de cette attaque, mais son ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a pointé du doigt le Hezbollah: "Ce devraient être deux missiles (...) lancés par le Hezbollah, encore une fois", a-t-il déclaré là la presse à Turin (nord).
Dans un communiqué, le ministère italien de la Défense indique que "quatre soldats italiens ont été légèrement blessés après l'explosion de deux roquettes de 122 mm ayant frappé la base UNP 2-3 de Chamaa dans le sud du Liban, qui abrite le contingent italien et le commandement du secteur ouest de la Finul".
"J'essayerai de parler avec le nouveau ministre israélien de la Défense (Israël Katz, NDLR), ce qui a été impossible depuis sa prise de fonction, pour lui demander d'éviter d'utiliser les bases de la Finul comme bouclier", a affirmé le ministre de la Défense Guido Crosetto, cité par le communiqué.
La Finul montre le Hezbollah du doigt
Réagissant à l’incident, la Finul a déclaré que les roquettes qui ont frappé le quartier général du secteur-ouest de la Finul, blessant 4 soldats de la paix ont été « probablement lancées par le Hezbollah ou des groupes affiliés ».
« Deux roquettes de 122 mm ont frappé le quartier général du secteur-ouest à Chamaa, blessant quatre soldats de la paix italiens qui sont actuellement soignés à l'hôpital de la base », rapporte le communiqué qui précise que la vie des soldats atteints n'est pas en danger. « Les roquettes, probablement lancées par le Hezbollah ou des groupes affiliés, ont touché un bunker et une zone logistique utilisée par la police militaire internationale, provoquant d'importants dégâts aux infrastructures voisines », précise le communiqué, qui ajoute que l’une des structures touchées a pris feu, aussitôt éteint par le personnel de la base.
« Il s'agit de la troisième attaque contre cette base de la Finul à Chamaa en une semaine », précise le communiqué. L’attaque de vendredi intervient au milieu d’intenses bombardements et d’escarmouches terrestres dans les régions de Chamaa et de Naqoura ces derniers jours, exacerbant la tension dans la région.
La Finul exhorte vivement les parties en conflit à éviter de combattre à proximité de ses positions. Elle insiste sur la nécessité de respecter à tout moment « l'inviolabilité des locaux et du personnel de l’ONU ».
« Toute attaque contre les soldats de maintien de la paix constitue une violation grave du droit international et de la résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies », conclut la Finul, invitant à faire cesser immédiatement le « ciblage délibéré » ou accidentel des soldats de la paix servant au sud du Liban, pour garantir leur sécurité et faire respecter le droit international.
Selon un porte-parole de la Finul, la force onusienne a recensé plus de 30 incidents en octobre ayant entraîné des dommages matériels ou des blessures pour les Casques bleus, dont une vingtaine dus à des tirs ou des actions israéliennes. Plus de 10.000 Casques bleus sont stationnés dans le sud du Liban, où la Finul est déployée depuis 1978 pour faire tampon avec Israël. Ils sont chargés notamment de surveiller la Ligne bleue, démarcation fixée par l'ONU entre les deux pays.
L'Italie en est le principal contributeur européen (1.068 soldats, selon l'ONU), devant l'Espagne (676), la France (673) et l'Irlande (370).
"J'ai appris avec profonde indignation et inquiétude que de nouvelles attaques avaient visé le QG italien de la Finul dans le sud du Liban (et) blessé des soldats italiens", a indiqué dans un communiqué la Première ministre Giorgia Meloni. "De telles attaques sont inacceptables et je renouvelle mon appel pour que les parties en présence garantissent à tout moment la sécurité des soldats de la Finul et collaborent pour identifier rapidement les responsables", a-t-elle affirmé. Lire aussi Retrait argentin de la Finul : un impact avant...




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